Huit Français sur dix veulent que la démarche de grands débats se poursuive à l'avenir, selon un sondage

Brune Poirson, secrétaire d\'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, participe à une réunion d\'initiative dans le cadre du grand débat national à Lille (Nord), le 18 février 2019.
Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, participe à une réunion d'initiative dans le cadre du grand débat national à Lille (Nord), le 18 février 2019. (FRANÇOIS CORTADE / FRANCE-BLEU NORD)

45% des Français interrogés voudraient cependant que le processus soit plus léger à l'avenir, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et "Le Figaro".

Huit Français sur dix (79%) veulent que la démarche de grands débats nationaux se poursuive à l'avenir, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 14 mars, à la veille de la fin des débats en régions et à quatre jours de la clôture des contributions en ligne.

Un peu moins de la moitié des personnes interrogées (45%) voudrait cependant que le processus soit plus léger à l'avenir. Un tiers (34%) souhaite en revanche que les futures consultations se déroulent à l'identique.

La démarche de grands débats nationaux est plébiscitée toutes tendances politiques confondues. Sept sympathisants LR sur dix (71%) et autant du côté du Rassemblement national en redemandent. Du côté des sondés se disant proches de LREM, 78% d'entre eux sont favorables à la poursuite de la démarche. A gauche, huit PS sur dix (82%) et même près de neuf Insoumis sur dix (87%) y ont pris goût et veulent poursuivre.

Des doutes sur la finalité du grand débat

Mais cette appétence au débat n'empêche pas le doute quant à la finalité du processus. Plus des deux tiers des Français (68%) estiment que tout cela ne débouchera pas sur des mesures utiles pour le pays. Sept sondés sur dix (71%) estiment même que le grand débat national n'a pas été mené de façon indépendante du pouvoir et autant qu'il n'a pas permis d'appréhender tous les sujets.

Ce sont les personnes proches de La France insoumise qui sont les plus sceptiques. Un seul sondé insoumis sur dix (9%) trouve le débat utile. Cette part s'est effritée tout au long du débat. Un quart d'entre eux (25%) en espérait des mesures début janvier. La proportion est à peine meilleure du côté du RN. 12% d'entre eux reconnaissent une utilité au processus, contre 14% il y a deux mois. A noter que huit Marcheurs sur dix (81%) n'ont aucun doute sur l'utilité du débat, ils n'étaient que 61% à son lancement.

À noter qu'à l’heure du bilan, 18% des Français disent avoir contribué d’une façon ou d’une autre à cette initiative ou envisagent de le faire avant sa clôture. Au moment du lancement au mois de janvier, un tiers des Français (32%) avait envie d'y contribuer.

Le pouvoir d'achat en tête des préoccupations

Enfin, selon cette enquête, parmi les mesures qui pourraient être décidées à partir des contributions proposées par les Français, la réindexation des retraites sur l’inflation, la baisse de la TVA sur certaines catégories de produits et l’augmentation du Smic sont les plus fréquemment citées par les sondés. Ces trois mesures sont citées par plus d'un tiers des Français. Parmi les autres propositions, le rétablissement de l’ISF est mis en avant par un quart des personnes interrogées (24%).

Dans le détail, il est à souligner que l'augmentation du Smic a la faveur de 46% des Insoumis, que l'instauration d'un quota d'immigration par pays arrive en tête de 37% des proches du RN. Enfin, la lutte contre la fraude aux aides sociales est dans le trio de tête du côté de LREM et de LR.

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 13 et 14 mars 2019, sur un échantillon de 1 004 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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