Après le grand débat, des Français sont tirés au sort pour les "conférences citoyennes régionales" : "Une invitation qui ne pouvait pas se refuser"

Emmanuel Macron lors d\'une étape du grand débat à Gréoux-les-Bains, le 7 mars 2019.
Emmanuel Macron lors d'une étape du grand débat à Gréoux-les-Bains, le 7 mars 2019. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Ces conférences avec des Français, tirés au sort et représentatifs de la population, commencent à partir du vendredi 15 mars dans le cadre de la consultation nationale lancée après le mouvement des "gilets jaunes".

Parmi les 120 participants attendus à la "conférence citoyenne régionale" organisée à Paris, Sylvain, cadre commercial de 48 ans. Il se dit "plutôt neutre" sur le mouvement des "gilets jaunes" et le contexte social actuel. Il se rendra à la conférence sans aucun parti pris. "Ma participation au grand débat est une participation purement citoyenne, qui n'a rien à voir avec un contexte politique. Pour moi, c'était une invitation qui ne pouvait pas se refuser. C'est un moment fort de la démocratie."

Dans le cadre de la grande consultation nationale, initiée après le début du mouvement des "gilets jaunes", les "conférences citoyennes régionales" commencent vendredi 15 mars. Des Français tirés au sort et représentatifs de la diversité sociologique du pays vont y participer. L'objectif est de formuler des propositions par rapport aux quatre grandes questions posées par le gouvernement : transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, organisation de l'État et des services publics, démocratie et citoyenneté. À Paris, la conférence se tient à partir de vendredi, à 16 heures au Grand Palais.

Sylvain été contacté une semaine avant l'événement par l'institut Harris Interactive, chargé de trouvé les Français prêts à débattre. L'institut avait pour mission de constituer un panel représentatif sur un certain nombre de critères comme l'âge, le genre, la catégorie socioprofessionnelle, explique Gaëtane Ricard-Nihoul, responsable du pôle "conférence citoyenne" de la mission "grand débat". "Du point de vue logistique, c'est un vrai défi, poursuit-elle. On leur propose de prendre leur billet de train, un hôtel s'ils en ont besoin et lorsqu'ils souhaitent prendre leur véhicule, on leur propose de rembourser a posteriori les frais."

On s'attendait à un taux de réponse autour de 10% et il était un petit peu en dessous. Ce n'est extrêmement surprenant.Gaëtane Ricard-Nihoulà franceinfo

Harris Interactive a sollicité plus de 75 000 Français pour être sûr que les conférences citoyennes se tiennent avec un nombre suffisant de participants.

Grand débat : top départ des "conférences citoyennes régionales" vendredi - reportage de Benjamin Illy
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