Edouard Philippe plaide pour "un compromis démocratique" à la fin du grand débat national

Edouard Philippe devant le Conseil économique, social et environnemental, à Paris, le 12 mars 2019.
Edouard Philippe devant le Conseil économique, social et environnemental, à Paris, le 12 mars 2019. (BERTRAND GUAY / AFP)

Alors que la deuxième phase du grand débat national commence vendredi 15 mars, avec la fin des réunions locales, le Premier ministre Edouard Philippe veut dédramatiser la sortie de la consultation, et se prémunir contre d'éventuelles déceptions. 

"Nous allons avoir forcément du travail en commun pour élaborer, sur un certain nombre de points, ce compromis démocratique", a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe mardi 12 mars devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese). Le chef du gouvernement est pourtant resté très évasif sur la façon d'élaborer ce "compromis". Une manière aussi pour Edouard Philippe de se prémunir contre d'éventuels mécontentements à la fin du grand débat national, alors que les réunions locales se terminent vendredi 15 mars. 

Un nouveau débat après le grand débat 

"Imaginer qu'il serait possible de sortir du grand débat national par une série d'annonces, de vérités révélées, c'est se tromper sur la nature même de l'exercice", a-t-il prévenu. Autrement dit : attention au risque de déception des Français. Pour dédramatiser la sortie de la consultation, et pour répondre au besoin des citoyens à plus de démocratie participative, Edouard Philippe a plaidé pour une sorte de débat permanent. Une proposition qui va dans le sens des conclusions du Cese. 

En effet, dans le cadre du grand débat national, le Cese s'est prononcée en faveur d'un "pacte démocratique", pour mieux associer les Français aux décisions publiques. Par exemple, en multipliant les tirages au sort de citoyens pour participer aux travaux. Le Cese souhaite une discussion institutionnelle spécifique sur cette question.

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