Autrement psy : le grand débat national témoigne d'un besoin d'écoute

Plus de 10 000 réunions publiques ont été organisées lors de ce grand débat national, avec 1 600 000 contributions sur le site en ligne. Il faut maintenant analyser. Mais le sens des mots est important. La psychologue, Jeanne Siaud-Facchin, tente de l’expliquer.

Est-ce que le grand débat est le bon mot à utiliser ? "Débat, ça vient de débattre, qui veut dire se battre comme si on posait un rapport de force d’emblée. Peut-être qu’il serait plus juste de parler de consultation générale. On est allé entendre, consulter les Français pour comprendre leurs besoins et comment on pouvait avoir une réponse à la question posée aujourd’hui", analyse Jeanne Siaud-Facchin.

Besoin d’écouter les autres

Est-ce qu’on s’écoute finalement aujourd’hui ? "C’est une question intéressante. C’est le grand truc de la vie. Combien de fois on a entendu dire des enfants ‘papa maman tu ne m’écoutes pas’, ou dans les couples ‘de toute façon tu ne m’écoutes jamais’. Comme le dit un moine bouddhiste français, ‘dans la vie, la seule chose dont nous avons besoin c‘est d’être entendu’. Cela suppose que l’autre doit être dans une attitude de réelle écoute", continue la psychologue.
Beaucoup de griefs et de plaintes ont été faits aussi lors de ces rassemblements… "La plainte, c’est ce moyen d’être entendu dans ses besoins les plus intimes, de pouvoir exprimer ce qui se joue dans son théâtre intérieur. Le risque c’est d’apporter une réponse trop rapide…", avance Jeanne Siaud-Facchin.

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