VIDEO. Passage express et bilan mitigé pour Benoît Hamon à l'Education

SANDRINE ARAMON, ARNAUD BOUJU et ANTOINE PLACIER / FRANCE 3

Le ministre démissionnaire n'a pas eu le temps de s'emparer de son poste. 

Cent quarante-sept jours. Le passage de Benoît Hamon au ministère de l'Education nationale a été éclair. En critiquant la ligne économique du gouvernement, le successeur de Vincent Peillon n'a eu d'autre choix que de démissionner, à l'instar de son collègue Arnaud Montebourg, lundi 25 août. Autant dire que son bilan, rue de Grenelle, n'a pas eu le temps de marquer les esprits. 

"Il n'a rien pu inscrire comme sujet"

En à peine quatre mois, Benoît Hamon a joué les démineurs, notamment dans le dossier brûlant des rythmes scolaires. En accordant des aménagements, l'ancien ministre a apaisé le débat. Parmi ses principaux faits d'armes : l'abandon de l'ABCD de l'égalité et une rentrée repoussée d'une journée.

Pour Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, "le temps de Benoît Hamon a été tellement court qu'il n'a rien pu inscrire comme sujet, ni poursuivre un certain nombre de grands chantiers". Ce qui ne rassure guère le milieu enseignant. "Nous sommes inquiets, mais nous serons exigeants pour que la priorité à l'école primaire puisse se concrétiser", promet Sébastien Sihr, le secrétaire général du SNUipp. 

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