VIDEO. La gauche divisée sur le cas Macron

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Le ministre de l'Economie a jugé dimanche qu'il ne devait "pas y avoir de tabou ni de posture" sur l'assurance-chômage. Lundi, ministres et députés socialistes n'affichent pas un front uni.

Emmanuel Macron sème la zizanie au sein de la majorité. Dimanche 12 octobre, le ministre de l'Economie a jugé qu'il ne devait "pas y avoir de tabou ni de posture" sur une réforme de l'assurance-chômage. Face à ses déclarations polémiques, le camp socialiste a laissé voir ses fractures, lundi 13 octobre.

Des "procès en sorcellerie"

Dans le camp des pro-Macron, Najat Vallaud-Belkacem voit en son collègue "un homme qui dit les choses telles qu'il les pense, qui ne compose pas". "Peut-être que ça déplaît à certains", tranche la ministre de l'Education sur i-Télé. La socialiste dénonce aussi des "procès en sorcellerie".

"Ça n'est pas ma vision des choses" et "je ne crois pas que ce soit la bonne manière de faire", rétorque sur RTL son ancien collègue, redevenu député des Yvelines, Benoît Hamon. Lui critique les "initiatives désordonnées" du gouvernement destinées à "amadouer l'Union européenne".

"Un amour du débat permanent"

La réforme de l'assurance-chômage, "ce n'est pas le sujet", assènent à l'unisson le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadelis, sur France Info et le patron des députés socialistes, Bruno Le Roux, sur Europe 1. Tous deux renvoient la question à la négociation entre partenaires sociaux.

Le premier évoque "une phrase maladroite", le second assure qu'il "défend Emmanuel Macron comme un ministre et un homme de gauche". Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, prône l'apaisement sur France Inter : "Il y a sur tous ces sujets-là un amour du débat permanent." 

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