Violences contre des Roms après des rumeurs : le gouvernement dénonce des "dérives inacceptables"

Des enfants jouent dans un camp de Roms, le 4 octobre 2015 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). 
Des enfants jouent dans un camp de Roms, le 4 octobre 2015 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).  (THOMAS SAMSON / AFP)

Le porte-parole du gouvernement a réagi, mercredi, à la "chasse aux Roms" lancée en Seine-Saint-Denis après des rumeurs.

Des "dérives inacceptables". Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a dénoncé, mercredi 27 mars, les violences qui ont visé des Roms désignés par des rumeurs sur les réseaux sociaux comme étant à l'origine d'enlèvements d'enfants. "Il faut qu'on puisse adapter nos réponses, à la fois judiciaires, pénales, à la violence qu'on peut aujourd'hui constater et aux dérives absolument inacceptables qui visent en particulier la communauté rom depuis quelques jours", a déclaré le représentant du gouvernement à l'issue du Conseil des ministres.

Vingt personnes ont été interpellées dans la nuit de lundi à mardi en Seine-Saint-Denis après des violences visant des Roms, désignés sur les réseaux sociaux comme étant à l'origine d'enlèvements d'enfants, selon une source policière. Enlèvements qui n'ont jamais eu lieu. C'est "la démonstration de la nécessité absolue de lutter contre les 'fake news'", a ajouté Benjamin Griveaux, en soulignant "l'importance de l'information, de la qualité des sources, (...) et du travail journalistique" et le besoin "de faire la différence entre des sites d'information et des sites de propagande, entre des sites d'information qui ont pignon sur rue et des sites complotistes, conspirationnistes".

"C'est aussi le travail (...) des responsables politiques, membres du gouvernement, parlementaires, élus locaux de, en permanence, rappeler la rationalité du débat politique", a-t-il ajouté. "Quand on voit que ce type de rumeurs, propagées de manière extrêmement virale et extrêmement organisée sur les réseaux sociaux, ont pour conséquence de la violence, la stigmatisation d'une communauté (...), c'est évidemment détestable", a encore dit Benjamin Griveaux.

Vous êtes à nouveau en ligne