Après la filière générale, le ministre de l'Éducation nationale veut réformer le lycée professionnel

Le ministre de l\'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, visite le lycée professionnel Auguste Perdonnet à Thorigny-sur-Marne, le 16 février 2018
Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, visite le lycée professionnel Auguste Perdonnet à Thorigny-sur-Marne, le 16 février 2018 (MAXPPP)

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, doit présenter lundi, une réforme du lycée professionnel. Objectif : dépoussiérer la filière.

En finir avec l'image d'une "voie de garage" réservée aux mauvais élèves. C'est ce que souhaite Jean-Michel Blanquer. Le ministre de l'Éducation nationale doit présenter lundi 28 mai sa réforme du lycée professionnel.

Orienter les jeunes vers les métiers qui recrutent

Après la réforme du bac général et technologique, Jean-Michel Blanquer s'attaque au lycée professionnel qui concerne 700 000 élèves, soit un tiers des lycéens de France. Le maître-mot du ministre : "revaloriser" la filière. L'hiver dernier déjà, il avait laissé entendre qu'il suivrait les grandes lignes dessinées par le rapport du chef étoilé Régis Macron et de la députée (LREM) Céline Calvez. Parmi les pistes proposées : mieux répartir et mieux orienter les élèves. C'est-à-dire ne pas tous les réunir dans des filières professionnelles qui recrutent peu mais plutôt les orienter vers des métiers qui embauchent aujourd'hui et qui embaucheront demain.

Le rapport préconise aussi de diminuer le nombre d'intitulés de bacs pro, de les regrouper par secteurs et familles de métiers. Au cours des trois années de lycée, les élèves se spécialiseraient progressivement.

Les "Harvard du pro"

L'autre projet évoqué régulièrement par Jean-Michel Blanquer, c'est celui de créer des "Harvard du pro", des campus des métiers en quelque sorte, où sont réunis sur un même site professionnel, des centres de formation et des entreprises, à l'image de l'Aérocampus Aquitaine, le pôle aéronautique qui existe à Latresne près de Bordeaux. Là-bas, les (très bons) candidats se pressent. L'an dernier, le lycée a reçu en moyenne six candidatures pour une place.

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