Redevance télé : "Je suis pour qu'on supprime des impôts, pas pour qu'on les réinvente", estime Gérald Darmanin

FRANCE INTER

Le ministre de l'Action et des Comptes publics a redit sur France Inter qu'il était favorable à la suppression de la contribution à l'audiovisuel public. 

Gérald Darmanin a redit lundi 1er avril sur France Inter qu'il était pour une suppression de la redevance, plutôt que de l'étendre aux supports de diffusion numérique. "Je ne suis pas pour que l’on change la nature de la taxe et que l'on taxe autre chose, explique le ministre chargé du Budget. Je suis pour qu'on supprime des impôts, pas pour qu'on les réinvente."

"Je pense qu’il faudrait supprimer cette redevance télé, qui est un impôt qui est dépassé parce qu’on écoute la radio ou la télévision publiques pas simplement sur son poste de radio ou sa télévision, a expliqué Gérald Darmanin. Que vous ayez 15 000 euros par mois ou 2 000 euros, vous payez la même somme : 139 euros. C’est un impôt payé essentiellement par les personnes âgées et je crois que nous ferions bien de reposer cette question."

Moi, je suis pour qu'on supprime des impôts et qu'on instaure des crédits budgétaires à la place. Ça veut dire qu'il faut faire des économies pour donner à l'audivisuel public

Gérald Darmanin

à France Inter

Selon Gérald Darmanin, la pérennité du financement de l'audiovisuel public ne serait pas menacée par la suppression de la redevance : "Le Conseil d’État, l'Arafer, plein d’autorités administratives indépendantes, ont des crédits budgétaires et ils sont bien sûr conservés, a avancé le ministre de l'Action et des Comptes publics. C’est le Parlement qui le vote, il est protecteur des libertés. La Cour des comptes regarde évidemment les choses. Ce n’est pas parce que vous avez une taxe affectée que vous avez plus de moyens pérennes."

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