"Aucune communauté sur le sol de la République ne fait sa loi", déclare Gérald Darmanin à Saint-Dizier, après l'arrestation de plusieurs Tchétchènes

Le ministre de l\'Intérieur, Gérald Darmanin, lors de l\'hommage aux soldats musulmans morts pour la France à Douaumont (Meuse), le 29 juillet 2020.
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, lors de l'hommage aux soldats musulmans morts pour la France à Douaumont (Meuse), le 29 juillet 2020. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Trois personnes parmi les 16 interpellées à Saint-Dizier vendredi doivent être présentées à un juge d'instruction en vue d'une mise en examen.

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, est en déplacement, dimanche 16 août, à Saint-Dizier, en Haute-Marne, pour rencontrer les forces de l'ordre, qui ont procédé vendredi à des interpellations visant à empêcher un projet de vengeance après l'agression d'un ressortissant tchétchène. Seize personnes originaires de cette communauté ont été arrêtées, a déclaré le ministre lors de son déplacement. Treize personnes sont encore en garde à vue et trois ont été libérées samedi sans charges retenues contre elles.

Trois hommes, arrêtés alors qu'ils transportaient des couteaux, des bâtons de bois et un sabre dans leurs véhicules, doivent être présentés dimanche à un juge d'instruction en vue de leur mise en examen, selon le parquet de Chaumont.

"Des consignes ont été données à l'ensemble du ministère de l'Intérieur pour pouvoir comprendre ce phénomène d'ultraviolence d'une certaine communauté. Aucune communauté sur le sol de la République ne fait sa loi", a déclaré Gérald Darmanin. Le ministre a rappelé que "c'est la police de la République, la gendarmerie, les forces légitimes d'intervention des forces de l'ordre qui font la loi dans notre pays".

Une personne reconduite dans son pays

"Il y a une personne qui n'est pas tchétchène et qui a une reconduite à la frontière", a également indiqué Gérald Darmanin. Il a précisé avoir demandé à la préfète de procéder à la reconduite de cette personne dans son pays à la fin de la procédure judiciaire.

Pour "ceux qui auraient des demandes en cours de droit d'asile et qui seraient confondus par la justice du fait d'avoir des responsabilités particulières dans ce genre d'affaires", Gérald Darmanin a assuré qu'il demanderait à son administration de "regarder avec un œil différent" ces demandes d'asile. "Avoir l'asile sur le territoire national ne crée par des droits de faire le bordel, des règlements de comptes ou d'attenter à la vie des uns et des autres", a-t-il justifié.

Une information judiciaire pour "transport illégal d'armes de catégorie D" et "association de malfaiteurs" doit être ouverte pour poursuivre les investigations, notamment pour déterminer "l'ampleur" de l'appel à se venger qui a circulé entre ces personnes, a indiqué le procureur de la République de Chaumont, Frédéric Nahon.

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