VIDEO. Le FN soupçonné de fraude concernant ses assistants au Parlement européen

FRANCOIS BEAUDONNET et JEAN-FRANCOIS MONIER - FRANCE 2

L'organisme anti-fraude de l'UE se penche sur d'éventuels emplois fictifs développés par le Front national au sein du Parlement européens. 

Martin Schulz, président du Parlement européen, a saisi, lundi 9 mars, l'Office européen de lutte antifraude (Olaf) sur d'éventuelles irrégularités financières commises par le Front national et concernant des salaires versés à des assistants parlementaires européens. 

Les soupçons portent sur des salaires versés à 20 assistants de parlementaires européens qui apparaissent sur l'organigramme du FN et semblent donc avoir des responsabilités politiques au sein du parti alors qu'ils "doivent nécessairement et directement travailler à l'exercice du mandat parlementaire des députés européens", rappelle le Parlement.

Parmi les craintes évoquées figure la possibilité que les salaires versés aient servi "directement ou indirectement à financer des contrats établis avec des groupes politiques du Parlement ou des partis politiques".

Martin Schulz "rend service à son copain Manuel Valls"

"Tout ça est d'une banalité sans nom et conforme parfaitement aux règles, a réagi Florian Philippot, vice-président du FN, devant la caméra de France 2, mardi. Ils travaillent pour leurs fonctions européennes, et en même temps, ils sont militants politiques pour un parti." Pour le ténor du FN, Martin Schulz œuvrerait en "bon socialiste allemand qui rend service à son copain Manuel Valls, qui a décidé de mener une croisade hystérique contre le Front national."

Le préjudice pour le budget communautaire pourrait atteindre 7,5 millions d'euros, selon Le Monde, si la fraude était avérée, soit le montant des salaires litigieux durant cinq années de mandat parlementaire.

 

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