Soupçons d'emploi fictif : perquisition dans les locaux du RN à Perpignan

Le député RN, Louis Aliot, face à la presse, le 21 juin 2017, à l\'Assemblée nationale. 
Le député RN, Louis Aliot, face à la presse, le 21 juin 2017, à l'Assemblée nationale.  (THOMAS SAMSON / AFP)

Selon le député du RN, Louis Aliot, cette opération s'appuye sur une enquête portant sur "le contrat de travail de Mohammed Bellebou, employé de (sa) campagne municipale en 2014".

Une perquisition a été menée jeudi 14 mars dans les locaux municipaux du Rassemblement national à Perpignan, dans le cadre d'une enquête sur un possible emploi fictif d'un ancien assistant du député RN Louis Aliot, a indiqué le parquet. Louis Aliot a confirmé auprès de l'AFP cette opération, tenue en son absence, et déclenchée selon lui par des "dénonciations calomnieuses" portant sur "le contrat de travail de Mohammed Bellebou, employé de (sa) campagne municipale en 2014".

Cette affaire n'est pas liée à celle des emplois présumés fictifs de l'ex-Front national au Parlement européen, dans laquelle Louis Aliot est mis en examen, selon le parquet. Mais elle "s'inscrit dans le même registre", a-t-on précisé de même source.

Louis Aliot assure que son collaborateur a "bien travaillé" pendant sa campagne des municipales

"J'ai déjà dit au procureur que je tenais le contrat de travail" de Mohammed Bellebou "à sa disposition", a commenté Louis Aliot, conseiller municipal de l'opposition à Perpignan.

Candidat aux prochaines municipales, Louis Aliot s'est prévalu d'une "dizaine de témoignages" attestant que son collaborateur, également conseiller municipal à Perpignan, "a bien travaillé pour (sa) campagne pendant les municipales". L'ouverture d'un enquête préliminaire sur cette affaire avait été révélée en octobre par le site Médiapart.

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