Présidentielle : faible mobilisation contre le Front National

Entre 2002 et 2017, le contraste est saisissant. Il y a 15 ans, la présence au second tour de Jean-Marie Le Pen était contestée vigoureusement dans les rues. Cette année, avec la qualification de sa fille, l'ambiance est toute autre.  

23 avril 2017 à 20 heures, pour la deuxième fois, l'extrême droite est au second tour de l'élection présidentielle. Un résultat attendu cette fois-ci, loin du coup de tonnerre politique de 2002. Les réactions sont timides : des manifestations éparses, un pique-nique ce dimanche 30 avril à Nancy (Lorraine), quelques défilés étudiants ou encore ce rassemblement à Nice (Alpes-Maritimes). "Si le Front National accède au pouvoir, on aura toute une galaxie de groupuscules d'extrême droite, de gens qui font une révision de l'Histoire, de gens qui ont tenu de propos homophobes, transphobes, antisémites, islamophobes", affirme David Nakache, président de l'association "Tous Citoyens !"

"Ni Le Pen, ni Macron"

En 2002, une marée humaine anti-FN envahissait les rues. La France faisait front contre Jean-Marie Le Pen. 15 ans plus tard, un nouveau slogan qui renvoie dos à dos les deux candidats : "Ni Le Pen, ni Macron". "Le Front National prospère sur la pauvreté, la précarité, qui sont dues aux politiques du genre que celles que va mener Macron", estime un jeune homme.

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