Le Parlement européen épingle Marine Le Pen pour emplois fictifs

Marine Le Pen est dans le collimateur du gendarme antifraude de l'Union européenne. L'organisme lui reproche d'avoir établi de faux contrats de travail pour son garde du corps et son assistante.

Des casseroles pour accueillir Marine Le Pen. En meeting à Clairvaux-les-Lacs (Jura), ce vendredi 17 février, la candidate du Front national (FN) est visée à son tour par une affaire d'emplois fictifs. Au coeur de l'enquête : Thierry Légier, garde du corps de la famille Le Pen depuis plus de 20 ans. S'il intéresse la justice, c'est pour sa rémunération en tant qu'assistant de la députée européenne Marine Le Pen.

Marine Le Pen nie avoir recontré les enquêteurs

Un emploi présumé fictif selon Marianne et Médiapart qui révèlent un rapport de l'Olaf, un organisme antifraude de l'Union européenne. "Madame Le Pen a reconnu d'une part que les bulletins de salaire établis sur la période d'octobre à décembre 2011 pour un montant de 41 554 euros n'ont jamais été payés au bénéficiaire indiqué, M. Légier, et que d'autre part elle n'avait pas employé M. Légier pendant ces trois mois", peut-on y lire. Marine Le Pen, elle, affirme ne pas avoir été informée par l'Union européenne. "Je n'ai jamais rencontré les enquêteurs de l'Olaf. Ils ne m'ont jamais convoqué", déclare la présidente du FN.

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