Gilbert Collard dépose lui-même une proposition de résolution pour interdire les poursuites à son encontre

Gilbert Collard, le 9 février 2016 à l\'Assemblée nationale. 
Gilbert Collard, le 9 février 2016 à l'Assemblée nationale.  (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Le député du Gard est visé par une enquête préliminaire lancée en décembre 2015 par le parquet de Nanterre pour "diffusion d'images violentes".

On est jamais aussi bien servi que par soi-même. C'est sans doute ce que s'est dit Gilbert Collard en déposant une proposition de résolution visant à suspendre les poursuites à son encontre. Pour rappel, au lendemain des élections régionales, Gilbert Collard avait publié sur Twitter des photos d'exécution du groupe etat islamique afin de protester contre les propos de Jean-Jacques Bourdin, qui avait évoqué "une communauté d'esprit" entre deux formes de repli identitaire, la montée du FN et celle du jihadisme. De quoi valoir au député d'être inquiété par la justice.

Mais pour se protéger, l'intéressé a carrément déposé une proposition de loi pour suspendre les poursuites. Le texte, consultable sur le site de l'Assemblée a été déposé le 20 février, mais n'été repéré par le journal Contexte que lundi 27 février.

Interrogé par Le Lab, il explique avoir agi pour "emmerder les imbéciles [...] et montrer l’action liberticide du gouvernement." Mais cette proposition ne sera jamais examinée, puisque la session parlementaire s’est terminée le 26 février.

De plus, le bureau de l'Assemblée a rejeté mercredi 22 février la demande de levée d'immunité. La requête de la justice n'étant pas "suffisamment précise", avait indiqué la présidence.

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