Enquête sur le financement du FN : Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, mis en examen

La présidente du Front national, Marine Le Pen, le 28 avril 2015 au Parlement européen à Strasbourg (Bas-Rhin).
La présidente du Front national, Marine Le Pen, le 28 avril 2015 au Parlement européen à Strasbourg (Bas-Rhin). (CITIZENSIDE / CLAUDE TRUONG-NGOC / AFP)

Cinq personnes, dont des proches de la présidente du Front national, ont déjà été mises en examen dans ce dossier de financement illégal présumé de campagnes électorales.

L'enquête sur le financement du Front national progresse. Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, est mis en examen, a confié mercredi 6 mai une source proche du dossier à l'AFP.

Jeanne, une structure utilisée dans les campagnes de la formation d'extrême droite, a été mise en examen pour acceptation par un parti politique d'un financement provenant d'une personne morale et escroqueries lors de la campagne des législatives de 2012. Dans cette affaire, cinq personnes, dont des proches de Marine Le Pen comme Frédéric Chatillon et Axel Loustau, sont déjà mises en examen.

La justice soupçonne la société Riwal, dirigée par Frédéric Chatillon, d'avoir contribué au financement illégal des campagnes du Front national, via le micro-parti Jeanne, à hauteur de plusieurs millions d'euros. Ce financement aurait pris la forme de nombreux "services" : mise à disposition gratuite de locaux ou d’employés, octroi de crédits sans intérêts, prise en charge de factures…

Marine Le Pen : "Nous n'avons rien à nous reprocher"

Interrogée sur cette mise en examen depuis Prague, où elle participait à une conférence d'un parti tchèque allié du FN, Marine Le Pen a démenti mercredi toute responsabilité : "Je persiste à vous dire que nous n'avons rien à nous reprocher", a-t-elle déclaré devant plusieurs journalistes français. C'est une mesure administrative absolument classique depuis que la loi a permis la mise en examen des personnes morales."

Avant d'insister sur le fait que "le processus de financement des élections a été à quatre reprises au moins entériné par la CNCCFP [la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques]".