Emplois fictifs au Parlement européen : "Nous risquons la mort du Rassemblement national", déclare Marine Le Pen

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, en visite à Chalons-en-Champagne (Marne), le 7 septembre 2018.
La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, en visite à Chalons-en-Champagne (Marne), le 7 septembre 2018. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

Le 26 septembre, la justice doit confirmer ou infirmer le gel du versement de 2 millions d'euros d'aides publiques au parti d'extrême droite. 

"Le 26 septembre, une décision va intervenir. Si elle est négative, nous risquons la mort du Rassemblement national." En visite dimanche 9 septembre dans le Pas-de-Calais, Marine Le Pen a alerté sur la disparition de son parti si la justice confirmait le gel du versement de 2 millions d'euros d'aides publiques.

L'enquête sur les emplois fictifs au Parlement européen cible 17 députés et une quarantaine de collaborateurs parlementaires, pour un préjudice évalué par l'institution à 6,8 millions d'euros, entre 2009 et 2017. Le 28 juin, les juges ont ordonné la saisie de 2 millions d'euros d'aides publiques qui devaient revenir au RN, le qualifiant d'"organisateur des détournements". Le parti, qui a formé un recours contre cette décision, saura le 26 septembre si la justice confirme ou non la saisie.

"Je leur dirai ma manière de penser"

"Au mois de juillet, [les juges financiers parisiens] ont fait un hold-up sur notre dotation publique, mettant le mouvement que je préside dans une situation extrêmement difficile. Nous sommes évidemment sous le coup d'une épée de Damoclès", a déclaré la présidente du RN à la presse, lors d'un déplacement à Hénin-Beaumont.

Celle qui est aussi députée de la 11e circonscription du département est à nouveau convoquée devant les juges dans le cadre de cette affaire. "Je leur dirai ma manière de penser", a-t-elle répondu, sans dire si elle se contenterait d'une simple déclaration, comme lors de sa mise en examen en juin 2017.

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