Agriculture, islamisme, régionales... Marine Le Pen a fait son discours de rentrée à Brachay

La présidente du Front national, Marine Le Pen, s\'exprime au palais des Congrès de Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 27 juin 2015.
La présidente du Front national, Marine Le Pen, s'exprime au palais des Congrès de Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 27 juin 2015. (RAYMOND ROIG / AFP)

La présidente du Front national a tenté de tourner la page de mois difficiles pour le parti, après l'exclusion récente de son père Jean-Marie Le Pen.

S'extirper de la crise politico-familiale, mettre le cap sur les régionales: pour sa rentrée politique, Marine Le Pen a tenté, samedi 29 août, de tourner la page de mois difficiles pour le Front national, après l'exclusion récente de son père Jean-Marie Le Pen.

A Brachay, village de Haute-Marne d'une cinquantaine d'habitants qui la plébiscite et qu'elle érige depuis 2012 en incarnation de cette "France des oubliés" dont elle se veut le porte-étendard, la présidente du Front national a prononcé un discours devant plusieurs centaines de ses sympathisants.

Un discours axé sur l'agriculture. Comme promis dans Le Figaro Magazine, Marine Le Pen a abordé la crise des agriculteurs, dont elle attribue la responsabilité à l'Union européenne. "Une vrai Présidente annulerait immédiatement les sanctions contre la Russie", jure-t-elle. "La France était une immense puissance agricole. Aujourd'hui, qu'en reste-t-il ? Des petits agriculteurs asphyxiés."

Et sur l'islamisme et les régionales. Marine Le Pen est revenue sur le risque terroriste dans l'Hexagone, après l'attaque du Thalys. "Les étrangers fichés pour leurs liens avec la mouvance islamiste radicale doivent être expulsés ou interdits de territoire", a-t-elle lancé. Pour conclure son discours, la présidente du FN a enfin promis des économies au sein des conseils régionaux. Si elle est élue en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, le poste de président délégué ne sera pas pourvu, dit-elle.

 

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