"Couscous Gate" : quand la nourriture s’invite en politique

Le 13 septembre, une photo publiée sur Twitter montrant Florian Philippot en train de manger un couscous à Strasbourg a suscité les critiques de certains patriotes.

Florian Philippot aime-t-il trop le couscous ? Surréaliste, c’est pourtant la question posée par Léa Salamé à l’intéressé le 18 septembre sur France Inter.

5 jours plus tôt, le numéro deux du FN, en plein conflit avec son parti, avait déclenché une vague de critiques sur Twitter pour être apparu lors de son déplacement à Strasbourg tout sourire sur une photo prise par une militante FN, au "meilleur couscous de la ville."

"Moi quand je vais en Alsace je déguste la spécialité locale; une bonne et vraie choucroute royale", a par exemple rétorqué un internaute grognon.

Philippot s’est d’ailleurs senti obligé d’ajouter, quelques jours plus tard, que le plat "a été amené par les pieds noirs."

Le repas, une arme politique?

Entre 2004 et 2006, la polémique de la viande de cochon dans les soupes populaires, interdite pour ne pas discriminer certains SDF, avait suscité un tollé à l’époque.

Le 5 octobre 2012, Jean-François Copé avait déclaré qu’il comprenait les parents qui apprenaient que leur fils s'était "fait arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous qui lui expliquent qu’on ne mange pas pendant le Ramadan." Une plainte avait été déposée, puis retirée, contre l’ancien candidat aux primaires de la droite.

Vous êtes à nouveau en ligne