"Avoir le renfort, éventuellement, de Marion Maréchal est une très bonne chose", estime l'un des sénateurs LR présents au dîner avec l'ancienne députée FN

Marion Maréchal, le 22 février 2018.
Marion Maréchal, le 22 février 2018. (JIM LO SCALZO / EPA)

Une quinzaine d'élus LR ont rencontré l'ex-députée FN Marion Maréchal.

Dans la soirée du mardi 25 juin, une quinzaine d'élus du parti Les Républicains ont rencontré Marion Maréchal, ex-députée FN du Vaucluse. Une rencontre organisée par le directeur du magazine L’Incorrect et par le jeune LR Erik Tegnér, partisan de l’union des droites.

Pas de "logique fusionniste"

Le sénateur Républicain du Val d'Oise Sébastien Meurant, qui a participé à ce dîner, a expliqué jeudi 27 juin sur franceinfo que "parler et avoir le renfort de tous les Français et éventuellement de Marion Maréchal, c'est une très bonne chose parce que nous parlons de la France et des Français. Nous ne parlons pas de cuisine politique".

Sébastien Meurant a répété ne pas vouloir former une alliance avec le Rassemblement national alors que le président intérimaire des Républicains, Jean Leonetti, a appelé ces membres du parti à "clarifier" leur position. "Vous parlez de digue et de ligne rouge, moi je vous parle de la France et des Français" , a précisé le sénateur. Il a expliqué que l'objectif de cette rencontre n'était pas de rejoindre le parti d'extrême droite. "Je ne suis pas dans une logique fusionniste ou de nous faire absorber".

"La droite n'a pas abandonné"

"Le signe que j'envoie, c'est de dire que la droite n'a pas abandonné", a ajouté le sénateur du Val d'Oise, dont l'objectif est de "reconstruire le mouvement sur des choses claires et identifiées". "Je crains qu'Emmanuel Macron aille dans le mur et qu'il ne reste plus que le Rassemblement national".

Pour lui, "le Rassemblement national est un parti républicain qui respecte les lois de la démocratie. Le seul sujet qui importe, c'est ce que je peux faire sur des questions qui m'intéressent et qui intéressent les Français". Sébastien Meurant a mis en avant "la liberté de parler avec qui on souhaite" et "se battre pour l'intérêt et le bien commun" pour expliquer cette rencontre.

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