VIDEO. Peut-on entrer au Parlement européen sans badger ? "Complément d'enquête" a fait le test

Pas besoin de badger pour entrer au Parlement européen quand on accompagne Marine Le Pen. C'est la ligne de défense de Catherine Griset, sa cheffe de cabinet mise en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs. "Complément d'enquête", a fait le test avec un eurodéputé. Extrait de l'émission du 9 mars 2017.

La cheffe de cabinet de Marine Le Pen a été mise en examen pour recel d'abus de confiance. Soupçonnée de bénéficier d'un emploi fictif d'assistante parlementaire au parlement de Bruxelles, elle affirme qu'elle s'y rendait une à deux fois par semaine. Or l'historique de son badge d'accès a été étudié. Selon les données du dernier trimestre 2014, elle n'y aurait passé que trois heures et quatorze minutes en trois mois… soit un peu plus d'une heure par mois. Que répond l'intéressée ? "Comme j'arrive avec Mme Le Pen par le parking, je ne badge pas. Je rentre avec elle. Nous passons à deux."

Une explication surprenante. Ainsi, on entrerait au Parlement un peu comme dans un moulin ? Au contraire, proteste le député EELV Pascal Durand, qui a accepté de se prêter à un petit test pour "Complément d'enquête". Extrait du magazine du 9 mars 2017 et démonstration.

Port du badge obligatoire

Voilà Baptiste des Monstiers embarqué dans la voiture de Pascal Durand. En effet, pas de problèmes pour entrer au parking. C'est après que cela se complique. Dès l'ascenseur, une pancarte bien en évidence : "Le port visible du badge d'accès est obligatoire." Ensuite, des portillons automatiques gardent l'entrée au Parlement proprement dit. Seuls pourront les franchir les députés ou ceux qui sont munis d'un badge. Et impossible de passer à deux. Essayons le couloir réservé aux députés, alors ? No way, affirme Pascal Durand : "Si vous n'êtes pas député, vous ne passez pas."

Extrait de "FN : très chers assistants", à suivre dans "Complément d'enquête" le 9 mars 2017.

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