VIDEO. Selon Benoît Hamon, Pascal Canfin se présente aux élections européennes sur la liste LREM "pour être député, pas pour lutter contre le dérèglement climatique"

FRANCE INTER / RADIO FRANCE

Le leader de Génération-s a également expliqué, mercredi sur France Inter, que "s'il ne fallait compter que" sur Europe-Écologie Les-Verts pour lutter contre le réchauffement climatique, "nous n'y arriverions pas".

Si Benoît Hamon "ne doute pas", mercredi 3 avril sur France Inter, que Pascal Canfin "soit écologiste", le fondateur de Générations-s estime que le numéro 2 de la liste La République en marche pour les élections européennes, "y va pour être député, pas pour lutter contre le dérèglement climatique""À mon avis sa contribution à la lutte contre de dérèglement climatique sera marginale", assène le candidat sous la bannière du Printemps européen.

On ne peut pas douter de son engagement de toute une vie, mais là, aujourd'hui, prendre cette place-là c'est d'abord prendre une place.

Benoît Hamon

à France Inter

Pour Benoît Hamon, "on a besoin" d'une "gauche et d'écologistes en capacité de porter un projet politique, de se retrouver dans le Parlement européen", mais "une chose est sûre, je ne crois pas qu'on écologisera la droite, pas davantage que je ne croyais avant qu'on socialiserait la droite".

"Les coalitions gauche-droite, ça profite à la droite en Europe, jamais à la gauche. Les coalitions droite-écolo, ça ne profitera pas à l'écologie ni au climat, mais ça profitera à la droite", tranche-t-il.

Interrogé sur le fait qu'il ne se soit pas uni à Yannick Jadot en vue des élections européennes, le leader du mouvement Génération-s estime que "s'il ne fallait compter que" sur Europe-Écologie Les-Verts pour lutter contre le réchauffement climatique, "nous n'y arriverions pas".

"Fort heureusement, il faudra un peu plus que les Verts pour lutter contre le réchauffement climatique. Ils ont eu raison, sans doute raison avant tout le monde, mais aujourd'hui l'écologie politique, c'est un combat qui est partagé par bien davantage qu'un parti politique. Et c'est une chance parce que s'il ne fallait compter que sur ce seul parti, nous n'y arriverions pas", déclare Benoît Hamon.

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