VIDEO. Assistants parlementaires : comment se passent les embauches au FN

Au Front national, ce ne sont apparemment pas les eurodéputés qui choisissent leur assistant parlementaire… Quant aux fonds alloués par le Parlement européen, ils seraient répartis un peu à la convenance du parti. Un extrait des témoignages inédits que diffuse "Complément d'enquête" le 9 mars 2017. 

Alors que le Front national est dans la tourmente judiciaire pour des emplois présumés fictifs, "Complément d'enquête" a recueilli le témoignage de plusieurs de ses anciens assistants parlementaires. Selon ces témoins, qui ont souhaité rester anonymes, le choix de ces assistants et l'utilisation de l'enveloppe fournie par le Parlement pour leur rétribution (plus de 400 000 euros par mois pour les 24 députés FN) seraient décidés au plus haut niveau du parti.

Normalement, le député choisit librement son assistant. Pas au Front national. Si certains députés ont assez de poids pour imposer leur choix, ce n'est pas le cas de tous, selon une femme jointe au téléphone par Laure Pollez : "D'autres ont été pris à part, on leur a dit 'tu fais un contrat à telle et telle personne'." 

A la manœuvre, un proche de la présidente ?

"Ils n'ont pas eu le choix, confirme un deuxième témoin. On leur a posé les trucs sur la table, on leur a dit 'vous signez ça, ce sera du travail pour le parti'…" en leur assurant que c'était légal. Un troisième interlocuteur va plus loin : sur une enveloppe de 21 000 euros, une fois déduit le salaire de l'assistant (8 000 euros maximum), "tout le reste de l'enveloppe était pour le Front national", "via des postes, via des embauches", affirme-t-il.

A la manœuvre, selon lui, un proche de Marine Le Pen : "C'était un assistant qui, en plus de son travail parlementaire, s'occupait de tout ça ; un homme de confiance de Marine Le Pen qui s'occupait de régler toutes les affaires financières et d'embauche, etc."

Extrait de "FN : très chers assistants", à suivre dans "Complément d'enquête" le 9 mars 2017.

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