VIDEO. Affaire de Sarnez : l'eurodéputée FN Sophie Montel a voulu dénoncer le "deux poids, deux mesures"

BFMTV

L'élu frontiste a fait état de soupçons d'emplois fictifs visant des assistants au Parlement européen, dont une ex-collaboratrice de la ministre des Affaires européennes.

Remous au gouvernement après la dénonciation, par l'eurodéputée frontiste Sophie Montel, de soupçons d'emplois fictifs de collaborateurs d'élus au Parlement européen. Parmi les personnes mises en cause figure la ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez, qui a porté plainte pour dénonciation calomnieuse.

Sophie Montel a expliqué, mardi 30 mai, à BFMTV, qu'elle a voulu dénoncer le "deux poids, deux mesures" puisque le Front national est visé par une enquête sur des soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen. Elle souligne aussi que Marielle de Sarnez n'est pas la seule visée : "La lettre que j'ai envoyée au procureur de la République visait 19 députés français au Parlement européen et une vingtaine d'assistants. De nombreuses enquêtes sont ouvertes, il n'y a pas que Madame de Sarnez qui est concernée."

Un "acharnement judiciaire" contre le FN ?

L'eurodéputée FN a ainsi expliqué ses motivations : "Durant la campagne présidentielle, Marine Le Pen et les députés français du Front national au Parlement européen ont vécu un véritable acharnement judiciaire. Ça a pollué d'ailleurs en partie l'élection présidentielle. Nous ne visons pas le fond, nous n'avons rien commis d'illégal que ce soient les députés du Front national ou que ce soient nos collègues au Parlement européen."

Et de poursuivre : "Nous avons voulu dénoncer avec cette procédure le deux poids, deux mesures qui consiste, lorsqu'il s'agit du Front national à dire que tout ceci est illégal et qui consiste, notamment lorsqu'il s'agit des ministres de Monsieur Macron, à expliquer que cette manière de fonctionner n'a rien d'illégal. Effectivement, rien n'interdit dans le droit français d'avoir des assistants parlementaires qui occupent des fonctions militantes dans votre appareil politique."