Une enquête ouverte pour "violation du secret professionnel" après la saisie de documents policiers au siège du FN

L\'ombre de Marine Le Pen, sur le logo du Front national, lors d\'un meeting du parti, le 29 novembre 2014, à Lyon (Rhône). 
L'ombre de Marine Le Pen, sur le logo du Front national, lors d'un meeting du parti, le 29 novembre 2014, à Lyon (Rhône).  (JEFF PACHOUD / AFP)

Ces documents ont été saisis au sein des locaux du Front national alors que la justice enquêtait sur les soupçons d'emplois fictifs d'assistants du parti au Parlement européen.

La police se penche sur les communications du Front national. Après la saisie de documents en février au siège du parti, le parquet de Nanterre a ouvert le 8 mars une enquête préliminaire contre X, notamment pour "violation du secret professionnel, détournement de données à caractère personnel contenues dans un fichier informatique, et recel", a-t-on appris mercredi 5 avril. 

Ces investigations se rapportent à "des documents saisis par l'OCLCIFF", l'Office anticorruption de la police judiciaire, "le 20 février dans le bureau de Nicolas Lesage", directeur de cabinet de Marine Le Pen. Saisis au cours d'une perquisition dans le cadre de l'affaire des soupçons d'emplois fictifs d'assistants du parti d'extrême droite au Parlement européen, ces documents policiers ouvre une nouvelle affaire pour le parti de Marine Le Pen. 

Fichier de personnes recherchées et compte-rendus de réunions

Selon une source proche du dossier, les policiers ont saisi dans le bureau de Nicolas Lesage une fiche issue du Fichier des personnes recherchées (FPR) ainsi que la copie papier d'un e-mail envoyé par un CRS anciennement frontiste, Didier Chabaillé, à une adresse mail correspondant à Wallerand de Saint-Just, trésorier du FN. Un autre document, la copie d'un e-mail daté du 17 novembre 2015, transmet le compte-rendu d'une réunion de direction de la Préfecture de police de Paris, au lendemain des attentats du 13-Novembre. 

Comment ces notes ont-elles atterri dans les bureaux du parti ? Dider Chabaillé, ancien candidat FN aux municipales de 2014 dans le XXe arrondissement de Paris et Wallerand de Saint-Just, ont tous deux expliqué ne pas avoir le souvenir de ces documents. 

"Nous recevons très régulièrement des courriers anonymes, ou des courriels, contenant des informations de ce genre, comme toutes les formations politiques, sans doute. Et comme de nombreux journalistes", a affirmé pour sa part Nicolas Lesage, expliquant ne pas être au courant de cette enquête.

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