Soupçons d'emplois fictifs au FN : un nouveau cas ajouté au dossier

La candidate du Front National refuse de se rendre à la convaction des juges en vue d\'une mise en examen.
La candidate du Front National refuse de se rendre à la convaction des juges en vue d'une mise en examen. (PASCAL PAVANI / AFP)

Le parquet a rattaché au dossier de soupçons d'emplois fictifs parlementaires au FN le nom de Gaël Nofri, ancien conseiller de Marine Le Pen.

La justice s'intéresse à un nouveau cas, dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires d'eurodéputés du Front national, selon une information de Mediapart et Marianne confirmée jeudi 9 mars de source judiciaire à franceinfo.

Le nom de Gaël Nofri a été ajouté au dossier. Cet ancien conseiller de Marine Le Pen a expliqué dans la presse, fin février, avoir signé en 2011 un contrat de campagne avec la candidate FN, avant de se voir contraint de signer un contrat avec le Parlement, ce qu'il a refusé. Le parquet a décidé de rattacher son nom au dossier suite à ces déclarations.

Recel d'abus de confiance

Marine Le Pen est convoquée vendredi 10 mars dans le cadre de cette enquête, en vue d'une mise en examen. La présidente du Front national a annoncé qu'elle ne se rendrait pas à cette convocation. Sa cheffe de cabinet a été mise en examen pour recel d'abus de confiance.

La justice cherche à savoir si le Front national a utilisé des fonds européens pour payer le salaire d'employés qui travaillaient en réalité en France, en leur faisant signer des contrats d'assistants au Parlement européen. Gaël Nofri, aujourd'hui conseiller municipal à Nice, a quitté le Front national pour rejoindre le parti Les Républicains.

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