RN : le point sur l'affaire des emplois présumés fictifs au parlement européen

FRANCEINFO

La rentrée n'est pas si tranquille pour le rassemblement national. Dans le feuilleton d'emplois présumés fictifs au parlement européen, c'est au tour de Jean-Marie Le Pen d'être mis en examen pour détournement de fonds public.

En 2014, le gendarme anti-fraude de l'UE (Olaf) reçoit une lettre anonyme. Une enquête est ouverte sur Marine Le Pen et ses assistants parlementaires. Chaque député européen du RN dispose d'un budget de 23 392 euros par mois pour embaucher des collaborateurs, ce qui représente un budget mensuel de 514 624 euros pour tous les élus du parti.

Mais en 2015, Martin Schulz, ex-président du Parlement européen, remarque un détail troublant. Sur les 24 assistants parlementaires du RN au Parlement européen, 20 figurent sur l'organigramme du parti. Catherine Griset, quasiment invisible à Bruxelles ou à Strasbourg, est la chef de cabinet de Marine Le Pen au siège du RN en France.

Sept millions d'euros de préjudice

La justice reproche au parti et ses dirigeants d'avoir mis en place de manière concertée et délibérée un système de détournement des enveloppes de l'UE afin de faire des économies sur les salaires. Depuis 2014, une vingtaine de personnes a été mise en examen comme Marine Le Pen, Louis Aliot, Nicolas Bay, Walllerand de Saint-Just et Jean-Marie Le Pen.

Le Rassemblement national n'est pas plus inquiet que ça. Deux assistants parlementaires font leur rentrée politique alors qu'ils sont mis en examen. Le Parlement européen estime le préjudice à environ sept millions d'euros pour la période 2009-2017 et la justice a condamné Marine Le Pen à rembourser quelque 300 000 euros à l'UE en mai dernier.

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