Affaires des assistants parlementaires du FN : le Parlement européen réévalue son préjudice à près de 7 millions d'euros

La présidente du Front national, Marine Le Pen, le 17 janvier 2016 au Parlement européen de Strasbourg (Bas-Rhin).
La présidente du Front national, Marine Le Pen, le 17 janvier 2016 au Parlement européen de Strasbourg (Bas-Rhin). (ELYXANDRO CEGARRA / NURPHOTO / AFP)

Les juges ont étendu leurs investigations à la période allant de 2009 à 2012, alors qu'ils ne s'intéressaient jusqu'ici qu'à la période allant de 2012 à 2017.

L'ardoise s'alourdit. Le Front national est désormais soupçonné d'avoir détourné près de 7 millions d'euros dans l'affaire des emplois présumés fictifs de ses assistants parlementaires européens, rapporte Le Journal du Dimanche dans son édition du 4 mars. "Le Parlement européen vient de réévaluer à la hausse le préjudice que lui aurait fait subir le FN", écrit l'hebdomadaire.

Dans cette affaire, qui vaut à Marine Le Pen une mise en examen pour "abus de confiance", la justice et Bruxelles soupçonnent le Front national d'avoir détourné de l'argent en rémunérant comme assistant parlementaire des personnes qui travaillaient en réalité pour le parti, comme le garde du corps de la famille Le Pen.

Au départ, le préjudice était évaluée à un peu moins de 5 millions d'euros. Mais les juges Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke ont étendu leurs investigations à la période 2009-2012, alors qu'ils ne s'intéressaient jusqu'ici qu'à la période allant de 2012 à 2017. Un changement de fenêtre qui a conduit le Parlement européen à réévaluer le préjudice subi de 1,8 million d'euros.