Assistants présumés fictifs au Parlement européen : Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch vont devoir rembourser près de 600 000 euros

Bruno Gollnisch et Jean-Marie Le Pen discutent au Parlement européen, à Strasbourg (Bas-Rhin), le 11 mai 2016.
Bruno Gollnisch et Jean-Marie Le Pen discutent au Parlement européen, à Strasbourg (Bas-Rhin), le 11 mai 2016. (PATRICK HERTZOG / AFP)

La justice européenne a rejeté, mercredi 7 mars, un recours déposé par les deux élus contre une décision de recouvrement du Parlement européen.

Ils n'ont pas eu gain de cause. Les députés européens du Front national Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch ont vu leurs recours devant la Cour de justice de l'Union européenne rejeté, mercredi 7 mars, dans l'affaire des assistants parlementaires présumés fictifs. Les deux élus vont donc devoir rembourser au Parlement européen près de 600 000 euros indûment versés à leurs assistants parlementaires.

En 2016, le Parlement européen avait décidé que Jean-Marie Le Pen avait indûment reçu 320 000 euros pour un collaborateur engagé comme assistant parlementaire local et qu'il devait les rendre. Une décision analogue avait été prise, la même année, concernant Bruno Gollnisch, pour un montant de près de 276 000 euros.

Marine Le Pen aussi

Les deux eurodéputés frontistes avaient saisi le tribunal de l'UE pour faire annuler ces décisions. La Cour estime notamment que Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch n'ont pas été en mesure de démontrer que leurs assistants assuraient des tâches effectives pour eux.

Ces décisions interviennent près d'un an après le rejet d'une demande en référé de Marine Le Pen dans une affaire similaire. La patronne du Front national était alors visée par une procédure de recouvrement du Parlement européen visant à se faire rembourser 298 400 euros.