VIDEO . Pour Castaner, si l'Etat doit rembourser 10 milliards aux entreprises, c'est à cause de "l'amateurisme" d'Hollande

FRANCEINFO

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a répondu aux questions des journalistes à l'issue du Conseil des ministres à l'Elysée, mercredi.   

Un nouveau casse-tête pour le ministère de l'Economie et pour la présidence Macron, mais cette fois hérité du précédent gouvernement socialiste. L'Etat devra rembourser aux grandes entreprises 10 milliards d'euros en raison d'une taxe de 2012 que la justice a invalidée. C'est la preuve de l'"amateurisme juridique" du quinquennat précédent, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

L'Etat français a été condamné à ce remboursement en raison de l'invalidation par le Conseil constitutionnel de la taxe à 3% sur les dividendes instaurée en 2012. "L'amateurisme juridique a conduit à faire le plus grand cadeau fiscal jamais fait aux entreprises de ce pays", a martelé Christophe Castaner qui s'est exprimé devant les médias mercredi 18 octobre à l'issue du Conseil des ministres.

François Hollande visé

François Hollande est manifestement visé par cette déclaration du porte-parole du gouvernement, sans le nommer. "Celles et ceux qui donnent des leçons sont responsables d'une dette de l'Etat égale à quatre ou cinq années d'ISF. A minima, la modestie face à ce genre de situation devrait s'imposer", a-t-il jugé devant les journalistes dans une une allusion à peine voilée aux récentes critiques de François Hollande, depuis Séoul en Corée du Sud, contre la réduction de l'ISF décidée par le gouvernement.

Ce montant de 10 milliards est supérieur à la première estimation du ministère de l'Economie et des Finances, qui était de 9 milliards d'euros. "La fourchette est entre 8 et 10 milliards, le risque maximum est de 10 milliards", a précisé Christophe Castaner. Bercy avait pris les devants en supprimant la taxe dans son projet de budget pour 2018 et en provisionnant 5,7 milliards sur cinq ans pour les remboursements. Aucune provision n'avait été faite sur ce dossier dans les budgets 2016 et 2017, a regretté le porte-parole du gouvernement.

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