Renoncement de François Hollande : la presse étrangère salue un choix de "raison"

L\'annonce du renoncement de François Hollande, jeudi 1er décembre, a été une \"surprise\" pour de nombreux médias étrangers.
L'annonce du renoncement de François Hollande, jeudi 1er décembre, a été une "surprise" pour de nombreux médias étrangers. (DAMIEN MEYER / AFP)

Le chef de l'Etat a créé la surprise, jeudi 1er décembre, en annonçant qu'il ne se porterait pas candidat à un deuxième mandat.

"La raison l’impose. Le sort de la gauche française et la qualité du débat politique en dépendent. L’impopularité chronique du locataire de l'Elysée l'exige", analyse un chroniqueur du journal suisse Le Temps. Vue de l'étranger, la décision de François Hollande de renoncer à se représender à l'élection présidentielle se révèle être un choix lucide dans un climat de défiance politique.

"Le président français est le moins populaire depuis la seconde guerre mondiale (...) avec un taux de satisfaction qui est récemment tombé à 4%", rappelle le Guardian (en anglais). Une situation qui rendait sa décision "inévitable" pour le journal italien La Stampa.

Une première dans l'histoire de la Ve République

Pour autant, ce choix a aussi été une "suprise" pour la majorité des journaux internationaux, comme le New York Times"Monsieur Hollande devient le premier président français à ne pas se représenter depuis la seconde guerre mondiale", indique aussi The Independant.

Le renoncement de François Hollande change également la donne pour l'élection présidentielle. "Cette décision sans précédent ouvre et dynamise la course à la présidentielle en France alors même qu'elle ajoute du trouble dans le climat politique du pays", analyse encore le New York Times.

Manuel Valls bientôt candidat pour lui succéder ?

"Le Parti socialiste va devoir se trouver un nouveau candidat", écrit The Independant. Et la presse internationale a déjà un nom en tête pour la suite. "Cela ouvre la possibilité à son Premier ministre, Manuel Valls, d'être le candidat des socialistes", analyse El Pais (en espagnol).

Deux autres noms sont régulièrement évoqués dans les journaux étrangers pour représenter la gauche à l'élection présidentielle : Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. "Les deux ont décidé de se lancer dans l'élelection présidentielle sans passer par la primaire à gauche", fait remarquer The Independant.