François Hollande estime que la réponse d'Emmanuel Macron ne doit plus être "seulement fiscale"

L\'ancien président de la République François Hollande lors d\'une dédicace de son livre à Nantes (Loire-Atlantique), le 28 novembre 2018.
L'ancien président de la République François Hollande lors d'une dédicace de son livre à Nantes (Loire-Atlantique), le 28 novembre 2018. (ESTELLE RUIZ / NURPHOTO / AFP)

Face à des lycéens de Haute-Garonne, l'ancien président de la République a invité son successeur à prendre des mesures en faveur de l'environnement et de la vie des territoires.

Avant l'allocution d'Emmanuel Macron, François Hollande a livré son sentiment sur les mesures attendues par les Français. Face à plusieurs centaines de lycéens de Haute-Garonne, à Toulouse, l'ancien président a estimé que la réponse n'était "plus seulement fiscale", selon des propos rapportés par BFMTV, tout en précisant qu'il fallait tout de même "rétablir ce qui [avait] été supprimé" – une référence évidente à la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF), un choix déjà dénoncé par le passé.

Pour François Hollande, donc, les Français attendent une réponse "de long terme". "Quand on laisse la rancœur perdurer, a-t-il déclaré, selon La Dépêche du Midi, cela crée une crispation difficile à calmer. Ce mouvement [des "gilets jaunes"] ne s'est pas arrêté malgré les annonces de décembre. Cette crise est plus profonde".

Faire "revivre les territoires" et des mesures sur l'environnement

L'enjeu est notamment de "faire revivre ces territoires et comment redonner à ces populations la conscience qu'elles appartiennent au même ensemble". L'ancien président de la République a également invité Emmanuel Macron à prendre des mesures sur les questions environnementales, en rappelant que "les manifestations sur le climat ont souvent rassemblé beaucoup plus de monde que les gilets jaunes".

Ces derniers mois, François Hollande a multiplié les commentaires à l'égard de son successeur, en lui reprochant notamment d'adopter une façon de gouverner "qui peut paraître lointaine, distante, voire méprisante pour certains". Début avril, il était revenu à la charge en estimant sur France Inter qu'à "vouloir tout brusquer, tout changer, tout réformer, le pays s'[était] arrêté (...). Le gouvernement aussi s'est arrêté, depuis six mois. Depuis le début de ce qu'on a appelé le mouvement des 'gilets jaunes'".

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