François Hollande affirme qu'il regrette de ne pas s'être présenté à l'élection présidentielle de 2017

L\'ancien président de la République François Hollande lors d\'une conférence à Qionghai (Chine), le 26 mars 2019.
L'ancien président de la République François Hollande lors d'une conférence à Qionghai (Chine), le 26 mars 2019. (DYCJ / IMAGINECHINA / AFP)

"Je n'ai pas suffisamment mesuré les conséquences que ça pouvait avoir sur la gauche", a reconnu mercredi l'ancien président de la République.

Deux ans et demi plus tard, il a changé d'avis : François Hollande regrette de ne pas s'être représenté à l'élection présidentielle en 2017, a-t-il confié sur BFMTV, mercredi 22 mai. "Je voulais surtout conjurer la menace d'un duel entre la droite et l'extrême droite", a-t-il une nouvelle fois expliqué, mais le socialiste juge qu'il n'a "pas suffisamment mesuré les conséquences que ça pouvait avoir sur la gauche".

C'est le journaliste Jean-Jacques Bourdin qui a interrogé l'ancien président de la République sur la possibilité qu'il ait des regrets concernant sa décision surprise. "Franchement, oui", a répondu François Hollande, qui a également concédé qu'il avait "sans doute" pris sa décision trop vite.

"Je n'aurais peut-être pas été élu"

"J'avais promis de la donner au mois de décembre 2016", s'est-il justifié. Il avait annoncé sa décision de renoncer à se porter candidat le 1er décembre. "J'aurais pu attendre quelques semaines et la situation politique était changée", estime François Hollande : le 24 janvier paraissait le premier article du Canard enchaîné sur l'affaire Fillon, mettant à mal les chances du candidat des Républicains.

Pour autant, l'ex-président de la République n'a pas réévalué ses chances de victoire : "Je n'aurais peut-être pas été élu", admet-il, "mais j'aurais défendu mon bilan".

Dans cette même interview sur BFMTV, l'ancien premier secrétaire du PS s'est inquiété des sondages sur les élections européennes, qui attribuent parfois moins de 5% des intentions de vote à la liste commune de Place publique et du PS, en-dessous du seuil nécessaire pour obtenir des sièges : "Ce serait extrêmement grave, pas simplement pour les socialistes et pour la gauche, ce serait extrêmement grave pour la France".

Vous êtes à nouveau en ligne