Hollande reconnaît "les conséquences sanitaires" des essais nucléaires en Polynésie française

Le chef de l'Etat a assuré que "le traitement des demandes d'indemnisation des victimes des essais nucléaires sera revu". Ce qui permettra, a-t-il assuré, à de nouvelles victimes d'être indemnisées.

En visite à Tahiti, François Hollande a reconnu "solennellement", lundi 22 février au soir, la "contribution" de la Polynésie française à la force de dissuasion nucléaire française. Mais lors de son discours à Papeete, il a surtout reconnu "l'impact environnemental" et "les conséquences sanitaires" des essais nucléaires effectués par la France dans l'archipel de 1966 à 1996. Les déclarations faites par le président de la République devant les élus polynésiens ont été saluées par des applaudissements.

"Le traitement des demandes d'indemnisation sera revu". Le chef de l'Etat, qui effectue une tournée en Océanie, a assuré que "le traitement des demandes d'indemnisation des victimes des essais nucléaires sera revu", ce qui permettra, a-t-il affirmé, à de nouvelles victimes d'être indemnisées. Les autorités polynésiennes se plaignent de la lenteur de l'application de la loi Morin, votée en 2010, destinée à indemniser les Polynésiens ayant des problèmes de santé liés aux essais nucléaires. Selon le réseau Sortir du nucléaire, seules 19 personnes, dont à peine cinq Polynésiens, ont pu bénéficier d'une indemnisation à ce jour. 

Le chef de l'Etat veut "tourner la page" des essais nucléaires. La rente annuelle versée à la Polynésie, fixée à 150 millions d'euros en 1996, sera "sanctuarisée", a promis François Hollande, déclarant souhaiter "tourner la page" des essais nucléaires. Sa visite est la première d'un président de la République sur ce territoire depuis Jacques Chirac en 2003.

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