DIRECT. Suivez les réactions au discours de François Hollande sur la "démocratie face au terrorisme"

Ce direct est terminé.

Le président de la République s’exprime, jeudi, lors d’un colloque organisé par la Fondation Jean-Jaurès.

Discret cet été, notamment concernant le virulent débat sur l’interdiction du burkini, François Hollande sort de son silence, jeudi 8 septembre, lors d’un colloque organisé par la Fondation Jean-Jaurès, salle Wagram à Paris. Dans un discours qui devrait durer deux heures, sur le thème "La démocratie face au terrorisme", le chef de l’Etat va tenter de fixer la parole présidentielle sur la question de l’Etat de droit. 

Tracer les perspectives pour 2017. A sept mois de l'élection présidentielle, cette intervention sera suivie à la loupe, au cœur d'une rentrée politique chaotique, qui voit la droite préparer sa primaire de novembre, et les candidatures anti-Hollande fourmiller à gauche. Les chances du chef de l'Etat sont jugées minces pour la présidentielle de 2017. En effet, selon un sondage TNS Sofres/Onepoint pour Le Figaro et LCI, publié mercredi, son ex-ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le devancerait nettement au premier tour s'il se présentait.

Bâti autour des valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité, ce discours délivrera probablement des indices concernant une nouvelle course à l’Elysée, même si aucune annonce de candidature n’est attendue de la part du chef de l’Etat.

23h34 : Voici deux articles qu'il ne fallait pas manquer aujourd'hui sur franceinfo :

• Terrorisme, laïcité, présidentielle... Vincent Matalon fait le point sur ce qu'il fallait retenir du discours de François Hollande.

• Franck Attal était l'organisateur des meetings de Nicolas Sarkozy pendant la campagne pour l'élection présidentielle de 2012. Il témoigne dans l'émission "Envoyé Spécial".

18h24 : On ne l'avait pas vu comme ça depuis 2012. François Hollande a profité de son intervention sur le terrorisme, jeudi à Paris, pour pilonner ses concurrents, en particulier Nicolas Sarkozy. Je vous en dis plus.

17h34 : Les sondages sont de plus en plus catastrophiques pour François Hollande. Le chef de l'Etat retrouve son plus bas niveau avec 15% de confiance, selon un sondage Elabe. Par ailleurs, l'écart se creuse entre Alain Juppé (qui gagne 2 points) et Nicolas Sarkozy (qui en perd 3).

16h08 : Eric Ciotti a vu dans le discours de François Hollande "un exercice un peu indigne". Pour le député LR des Alpes-Maritimes, "les Français attendaient un chef de guerre, ils ont eu un médiocre chef de parti. Les Français attendaient quelqu'un qui veut faire la guerre aux terroristes, ils ont trouvé quelqu'un qui faisait la guerre à Nicolas Sarkozy".



14h18 : Vous n'avez pas suivi le discours de François Hollande sur la démocratie face au terrorisme ? Notre journaliste Vincent Matalon recense tout ce qu'il faut retenir de cette intervention très politique.






(CHRISTOPHE ENA / AFP)

13h56 : A l'image de ce discours, d'autres interventions, très politiques, sont déjà programmées. Notamment début octobre, à l'invitation du président de l'Assemblée nationale. L'Elysée semble bien décidée à occuper le terrain, même si François Hollande n'est toujours pas candidat à la présidentielle.

13h31 : Autre indice qui laisse penser que ce discours marque un tournant vers une éventuelle candidature à la présidentielle : ses équipes de communication ont live-tweeté le discours avec le compte @fhollande et non avec @Elysee, habituellement utilisé. Preuve qu'il s'agissait d'un discours plus politique que présidentiel.

13h25 : Candidat en 2017 ? François Hollande ne s'est pas officiellement prononcé lors de son discours. Mais il a parlé de "combat d'une vie" en évoquant "l'objectif qui (l)'a animé pendant (son) quinquennat" : l'unité de la France.

13h10 : En revanche, à droite et à l'extrême droite, le discours de François Hollande est violemment critiqué.

13h08 : Sur Twitter, le soutiens du chef de l'Etat saluent, sans surprise, le discours de François Hollande.

13h08 : "L'identité n'est ni heureuse ni malheureuse. (..) Elle n'est pas figée dans le temps, elle n'est pas une contemplation du passé, a assuré le chef de l'Etat. L'identité est en perpétuel mouvement."

13h04 : "la démocratie c'est bien, le référendum pas trop, l'état islamique ils sont méchants, réformer j'ai pas eu l'temps, la droite ils sont vilains, j'ai fait une private joke sur ma candidature"bon aprèm...

13h03 : Manque de pudeur total de la part de Hollande qui fait fi d'un bilan desastreux, de sondages calamiteux et neanmois, envisage (fortement) de se representer!

13h03 : Le Président retrouve son dialecte, le même que lors de la campagne de 2012 ! Un Président offensif, qui trace de belles lignes pour notre pays. Je suis conquis par le discours de François Hollande !

13h03 : Et vous, qu'avez-vous pensé du discours de François Hollande ? Vos commentaires sont plus que partagés.

12h51 : Un peu plus d'une heure de discours, d'innombrables allusions à la présidentielle de 2017, des propos clivants : le président a, en effet, fait un pas de plus vers une candidature.

12h47 : "Nous sommes la France et je vous l'assure, la démocratie est notre arme et notre âme, et c'est ainsi que nous vaincrons le terrorisme."

C'est par ces mots que s'achève le discours de François Hollande, sous les applaudissements nourris de la salle Wagram.

12h49 : "Quand le danger est là, nous devons nous retrouver. Je ne me détournerai pas de cet objectif qui m'a animé tout au long du quinquennat. Je ne laisserai pas la France être abîmée, réduite, son Etat de droit contesté, son éducation réduite et sa culture amputée. C'est le combat d'une vie."

Sans être explicite sur une éventuelle candidature à la présidentielle, François Hollande affirme, à demi-mot, qu'il n'en restera pas là à la fin de son quinquennat.

12h48 : Le président semble s'adresser à la gauche, très divisée, dans la perspective de 2017 : "Défendre notre modèle social justifie plus que jamais le rassemblement. Quand le danger est là, nous devons nous retrouver."

13h08 : Sur l'école, François Hollande a taclé ceux qui "proposent de réduire les dépenses éducatives et diminuer drastiquement le nombre d'enseignants". Avant d'exposer ce qu'il "faudra faire dans les prochaines années", c'est-à-dire, selon lui, rendre l'école "plus juste, plus innovante et plus ouverte sur la société".

12h44 : Le président cherche à nouveau à cliver en intervenant dans le débat sur l'"identité" de la France : c'est une "idée", "pas figée dans le temps, pas une contemplation du passé".

12h39 : "L'identité, elle n'est ni heureuse, ni malheureuse."

François Hollande renvoie dos-à-dos Alain Finkielkraut et Alain Juppé. "La France est bien plus qu'une identité, c'est une idée, qui fait de la France un pays singulier", déclare-t-il.

12h41 : François Hollande liste les enjeux, selon lui, de la prochaine campagne présidentielle : "La protection des Français, la cohésion nationale, le modèle social, la conception de la démocratie, la place de la France en Europe et dans le monde."

12h38 : Le président a ouvert le chapitre "réforme des institutions". Sur le référendum, il s'appuie sur l'exemple du Brexit, pour expliquer que c'est une mauvaise idée d'y recourir trop souvent.

12h35 : François Hollande dresse maintenant une liste de réformes institutionnelles à accomplir. Il annonce ainsi vouloir limiter le cumul des mandats "dans le temps".

12h32 : "Je mets en garde ceux qui voudraient remettre en cause la fonction présidentielle."

"La Ve République, face à la menace, donne les moyens d'agir. S'il n'y avait pas eu cette possibilité au président de la République d'intervenir au Mali, en Syrie et en Irak, il eût été trop tard", affirme François Hollande.

13h08 : Clin d'œil appuyé aux échéances électorales à venir et à ceux qui en rêvent. "Ah, ce n'est pas facile l'élection... Il faut la mériter. Il faut s'y préparer. Et il faut respecter les citoyens."

12h34 : Le président s'est d'abord posé en garant de l'Etat de droit, puis a donné sa vision de la laïcité (neutralité), avant de vanter sa capacité à réformer le modèle social pour le préserver. Les axes de sa campagne pour 2017 ?

12h27 : François Hollande s'en prend maintenant aux "extrémistes", qui "prétendent incarner le peuple contre les élites, dont ils sont généralement issus".

12h24 : Dans ce discours consacré à la cohésion nationale, François Hollande se pose en garant du "modèle social" français. Selon lui, il doit cependant être "modernisé, réformé, complété, pour pouvoir être adapté".

12h24 : Dans les commentaires, anonyme s'interroge sur les accents de "campagne" de ce discours. Le président est, en effet, à l'offensive, défendant son action et attaquant violemment l'opposition, Nicolas Sarkozy en tête (sans le citer). Il cite la primaire à droite, l'échéance de mai. Et développe largement sa vision du "modèle social"... En effet, un discours de campagne !

12h25 : C'est un discours de campagne non?

12h20 : Le discours de François Hollande prend un tour plus politique. Le chef de l'Etat attaque la droite : "Ils pensent que l'élection c'est la primaire, que les Français viendront juste signer au bas de la page !"

12h19 : "Il est faux de prétendre que l'état de droit entraverait la lutte antiterroriste ou que les démocraties seraient impuissantes face à la menace", a martelé le chef de l'Etat.


12h19 : François Hollande appelle les musulmans de France à "prendre leurs responsabilité de citoyens". "Je leur demande, pas plus qu'à d'autres concitoyens, de le faire", précise-t-il.

12h17 : "Ce qu'il nous faut réussir, c'est la construction de l'islam de France", dit François Hollande, qui défend la création d'une Fondation pour l'islam.

12h15 : Le président s'en est pris aux mesures prônées par la droite, qui n'auront pas, selon lui, d'efficacité sur "la sécurité des Français" :

(france info)

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