François Hollande sur France 2 : les six séquences à retenir de "Dialogues citoyens"

Le président de la République sur le plateau de l\'émission de France 2 \"Dialogues citoyens\", le 14 avril 2016 à Paris.
Le président de la République sur le plateau de l'émission de France 2 "Dialogues citoyens", le 14 avril 2016 à Paris. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Le président de la République a répondu aux questions des journalistes de France 2, mais aussi de quatre Français qui avaient été choisis pour dialoguer avec lui.

"Éteint", "absent", "ambigu et écartelé"... Au moment d'analyser la prestation de François Hollande dans l'émission "Dialogues citoyens", jeudi 14 avril, les journalistes de France 2 n'ont pas été tendres avec le président de la République. Interrogé par Léa Salamé, David Pujadas, mais aussi par quatre Français – une cheffe d'entreprise, la mère d'un jihadiste, un électeur FN et un étudiant –, le chef de l'Etat a notamment défendu son bilan, remis à plus tard la décision de se représenter à l'élection présidentielle, et ironisé sur le Front national. Si vous n'avez pas regardé l'émission, francetv info vous résume six séquences marquantes.

Croissance, déficit, impôts : "Oui, ça va mieux", estime le président

Avant de répondre aux questions pas toujours tendres des quatre Français choisis pour lui faire face, François Hollande s'est livré à une défense plutôt optimiste de son bilan. "Je veux insister aussi sur ce qui va mieux", assume le chef de l'Etat. "Oui ça va mieux : il y a davantage de croissance, il y a moins de déficits, il y a moins d'impôts, davantage de compétitivité, de marge pour les entreprises, il y a aussi davantage de pouvoir d'achat pour les salariés."

Présidentielle 2017 : une décision "à la fin de l'année" sur sa candidature

François Hollande n'a eu de cesse de rappeler que son mandat n'était pas encore terminé, promettant que les réformes continueraient jusqu'au bout. "Il se trouve qu'un quinquennat dure cinq ans", a répliqué le président de la République à une question sur sa promesse de ne se présenter à l'élection présidentielle qu'en cas d'inversion de la courbe du chômage. Quand sera-t-il temps de prendre une décision ? "A la fin de l'année" 2016, a dit François Hollande.

Un échange combattif avec une cheffe d'entreprise

Parmi les quatre Français choisis pour échanger avec le président, c'est avec la première, la cheffe d'entreprise Anne-Laure Constanza, que la discussion a été la plus tendue. Créatrice d'une marque de vêtements pour femmes enceintes, elle a notamment déploré l'existence d'un minimum d'heures travaillées pour les salariés à temps partiel. L'occasion pour François Hollande de défendre la loi Travail, et un équilibre entre libertés des patrons et protection des salariés : "Toute ma politique, c'est de favoriser l'embauche par des CDI", a expliqué le chef de l'Etat.

Le FN, "un médecin qui peut tuer le malade"

François Hollande a aussi échangé avec Antoine Demeyer, un électeur nordiste du Front national, qui a défendu son vote de colère dans une France "malade". "On a essayé plusieurs traitements", plusieurs partis politiques, estime-t-il. "Oui, mais il faut faire attention de ne pas prendre un médecin qui peut tuer le malade, ou du moins lui faire perdre conscience", a répliqué le président.

Interdiction du voile à l'université : Valls désavoué

"Non, il n'y aura pas d'interdiction du voile" à l'université, a dit, très fermement et à plusieurs reprises, François Hollande. "Il faudrait le faire", avait pourtant estimé Manuel Valls mercredi dans les colonnes de Libération, tout en reconnaissant que la Constitution ne le permettait pas forcément en l'état. "L'université est un lieu de liberté, avec des règles qui ont toujours été celles de la liberté politique, syndicale, religieuse", estime le président. Il s'est défendu de tout recadrage, mais on ne sait pas si le Premier ministre, qui regardait l'émission à Matignon avec le gouvernement, a vraiment apprécié.

Léa Salamé interpelle le président : "C'est une plaisanterie ?" 

Il n'y a pas qu'avec les citoyens que François Hollande a eu quelques échanges animés. Léa Salamé, qui l'a interrogé en compagnie de David Pujadas, l'a bousculé au sujet de déclarations de Manuel Valls, en février à Berlin, lequel critiquait Angela Merkel et sa politique d'ouverture aux migrants. "Avec madame Merkel, nous avons une position identique" sur la question, s'est défendu le président de la République. "C'est une plaisanterie ?" a répliqué la journaliste, immédiatement reprise par François Hollande : "Je ne crois pas qu'il faille plaisanter sur ces sujets". Une expression osée de Léa Salamé diversement appréciée sur Twitter.

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