Contrairement à François Hollande, près de trois Français sur quatre ne croient pas que "les choses vont mieux"

François Hollande à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), le 4 mai 2016. 
François Hollande à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), le 4 mai 2016.  (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Plus de sept Français sur dix estiment que les choses ne vont "mieux" dans aucun secteur de la vie publique, contrairement à ce que martèle François Hollande, selon un baromètre OpinionWay pour Metronews et LCI.

"Eh bien oui ça va mieux, il y a plus de croissance, moins de déficit, moins d'impôts, plus de compétitivité, plus de marge pour les entreprises et plus de pouvoir d'achat pour les salariés", expliquait François Hollande, jeudi 14 avril, lors de l'émission"Dialogues citoyens" sur France 2.

Qu'en pensent les Français ? Près de trois Français sur quatre (73%) ne croient pas que "les choses vont mieux" dans aucun des thèmes qui leur ont été soumis, selon un sondage OpinionWay pour Metronews / LCI publié dimanche 8 mai.

Les électeurs du FN sont les plus sèvères 

Pour les sondés qui estiment au contraire qu'il existe des signes d'amélioration, sont cités : la croissance (16 %), de l'image de la France (10 %), de la sécurité (8 %), de l'emploi (8 %) et l'éducation (5%). Les électeurs de François Hollande en 2012 sont 56% à ressentir des améliorations. Ils ne sont que 20% chez les électeurs de Nicolas Sarkozy. Et 15% chez les électeurs de Marine Le Pen. 

Par ailleurs, 62% des sondés estiment que les dernières mesures gouvernementales (primes aux professeurs d'école, mesures pour les jeunes, aides aux agriculteurs et entreprises) sont des "manœuvres inutiles et coûteuses à un an de la présidentielle", contre 32% qui y voient des initiatives "utiles pour relancer l'économie". Le président s'est défendu dimanche de toute action électoraliste. "Je fais en sorte qu'il y ait un certain nombre de redistributions qui se passent dans la maîtrise de nos dépenses publiques", a-t-il dit sur France 2. "Il ne s'agit pas de cadeaux qui devraient être faits, je n'ai pas cette conception-là".

Cette étude a été réalisée par téléphone les 3 et 4 mai auprès d'un échantillon de 960 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.