Dans une interview à "Challenges", François Hollande prépare le terrain pour 2017

François Hollande prononce un discours pour les cinq ans du service civique, le 9 mars 2015, à Paris.
François Hollande prononce un discours pour les cinq ans du service civique, le 9 mars 2015, à Paris. (ALAIN JOCARD / AFP)

Le président de la République a accordé une interview à "Challenges", publiée jeudi 12 mars. Il y affirme sa volonté de ne pas changer de cap politique.

François Hollande part au combat. Les départementales d'abord, à la fin du mois, et en ligne de mire la présidentielle de 2017. Le chef de l'Etat se livre sur les dossiers du moment dans une interview à Challenges, publiée jeudi 12 mars. Francetv info résume le ton de l'entretien et les principales déclarations du président.

L'esprit combatif et optimiste

Face au terrorisme, au chômage, à la montée du Front national, "je me battrai", déclare à plusieurs reprises le président de la République. Surtout, François Hollande veut rester optimiste : "Ce sera dur, mais on se bat… Les indicateurs économiques qui passent au vert, le moral des ménages et des entrepreneurs qui s’améliore, le pays qui se redresse."

Le chef de l'Etat souhaite aussi "sortir le pays de son déclinisme, de son doute, de son malheur de lui-même. Le déclinisme est une tendance lourde, qui remonte même à la fin de Napoléon", explique-t-il. Contrer cette morosité "sera un long combat", affirme le président.

Manuel Valls en soutien

François Hollande compte s'appuyer aussi sur Manuel Valls. Il l'assure, il n'y aura pas de changement de Premier ministre après les élections départementales. "On travaille en confiance avec Valls. On se voit souvent. Je ne doute pas de sa loyauté", affirme le locataire de l'Elysée. Et il ne semble pas craindre la différence de popularité entre lui et le chef du gouvernement. Selon un sondage Ifop pour Le Journal du dimanche et l'agence de conseil Hémisphère Public, publié le 22 février, le président de la République est crédité de 24% de satisfaits et le Premier ministre de 46%. "Sa popularité me protège et me protégera", estime François Hollande.

Néanmoins, le chef de l'Etat prend ses distances avec certains termes employés par Manuel Valls, comme "l’apartheid de certains quartiers" ou "le fascislamisme". Ce qui ne l'empêche pas de louer "l’énergie précieuse de Valls, son sens de l’animation".

Un même cap politique

Si François Hollande a reçu des députés frondeurs à l'Elysée, mercredi 11 mars, il ne compte pas pour autant amender sa politique. "Il n’y aura pas de changement, ni de ligne ni de Premier ministre", répète-t-il à Challenges. "Il faut tenir jusqu’au bout. Jusqu’à la victoire", dit-il, avant d'ajouter : "Pourquoi changerais-je de ligne politique, alors qu’elle est claire, qu’elle commence à porter ses fruits ? Les Français ne le comprendraient pas !"

Enfin, le chef de l'Etat adresse un message d'union à la gauche : "Nous devons nous rassembler face à l’adversité et la tragédie qui menace le pays, car le FN est en situation d’accéder au pouvoir." Mais il le répète : "Il faut l’élargissement, mais pas au détriment de la ligne politique."

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