Agression antisémite de Créteil : François Hollande dénonce "une violence insupportable"

Le président de la République prononce un discours au Collège de France, à Paris, le 3 décembre 2014.
Le président de la République prononce un discours au Collège de France, à Paris, le 3 décembre 2014. (REMY DE LA MAUVINIERE / AFP)

Le chef d'Etat a condamné l'agression d'un couple juif, commise lundi à Créteil lors d'un cambriolage.

François Hollande a qualifié l'agression d'un couple à Créteil (Val-de-Marne), ciblé pour sa confession juive, de "violence insupportable", jeudi 4 décembre. "Quand il se passe de tels drames, de telles tragédies, ce n'est pas la famille simplement qui est blessée, agressée, c'est ce que la France porte de plus grand, de meilleur, qui se trouve blessé, abîmé", a déclaré le président de la République lors d'une intervention à l'Elysée.

Plus tôt dans la matinée, le Premier ministre Manuel Valls a affirmé sur Twitter que "l'horreur de Créteil [était] la démonstration immonde que la lutte contre l'antisémitisme est un combat de tous les jours".

Les agresseurs mis en examen

Les deux auteurs présumés de l'agression antisémite commise lundi à Créteil et leur complice ont été mis en examen, mercredi 3 décembre, pour violences "en raison de l'appartenance religieuse" et association de malfaiteurs. Les deux hommes impliqués directement dans le cambriolage sont également poursuivis pour vol avec armes, extorsion, séquestration et viol en réunion.

Ils sont également soupçonnés d'avoir "roué de coups" un septuagénaire de confession juive dans la même ville, quelques jours auparavant. Ils ont été mis en examen pour "violences en réunion sur personne vulnérable en raison de son appartenance religieuse" après ces faits.

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