François Hollande sur France 2 : ce qu'il faut en retenir

Le président François Hollande lors de son intervention télévisée sur France 2, le 29 mai 2012.
Le président François Hollande lors de son intervention télévisée sur France 2, le 29 mai 2012. (THOMAS SAMSON / AFP POOL)

Le chef de l'Etat donnait mardi soir sa première interview télévisée depuis son élection à l'Elysée. 

Après deux semaines consacrées quasi exclusivement aux dossiers internationaux, François Hollande a donné mardi 29 mai sur France 2 sa première interview télévisée depuis son élection à l'Elysée. FTVi vous dit les principaux points qu'il faut en retenir.

• François Hollande a d'abord assuré qu'une intervention militaire internationale en Syrie n'est pas exclue, sous réserve que le Conseil de sécurité de l'ONU y soit favorable. Pour le moment, Russie et Chine s'y opposent fermement. "A moi, à d'autres, de les convaincre, et aussi de trouver une solution qui ne serait pas forcément militaire, a-t-il ajouté. C'est impossible de laisser Bachar Al-Assad massacrer son peuple." Dans la journée, les Etats-Unis s'étaient montrés réservés sur une telle intervention militaire, craignant qu'elle conduise à davantage de chaos et carnages.

France 2

• Le président français a par ailleurs précisé que 2 000 soldats français actuellement déployés en Afghanistan seraient rapatriés d'ici à la fin de l'année. Alors qu'il s'était engagé durant la campagne à ce que la France ait quitté le sol afghan avant la fin 2012, il restera en réalité quelque 1 400 militaires français sur place, dont le rapatriement se fera ultérieurement.

• Dernier point notable : François Hollande a de nouveau promis "un coup de pouce" pour le smic, sans toutefois préciser de quelle ampleur, indiquant qu'il ne devrait pas "déstabiliser les entreprises"Il faut "permettre à des salariés qui sont payés au smic qui n'ont pas été revalorisés en termes de pouvoir d'achat depuis cinq ans, d'avoir un coup de pouce et en même temps de ne rien faire qui puisse déséquilibrer notamment les petites et moyennes entreprises qui sont aujourd'hui dans une difficulté de compétitivité"

France 2

• Enfin, sur le style, François Hollande a réfuté tout côté "gadget" à son récent déplacement en train à Bruxelles, expliquant vouloir "faire simple", et non "médiocre" ou "banal""Ça m'a obligé à rentrer plus tard et alors ?", s'est-il interrogé. "Je préfère non pas faire des économies, [mais] faire simple. Et aujourd'hui, je suis devant vous, je ne vous ai pas invité à l'Elysée. Je ne vous ai pas demandé de faire une émission spéciale. J'ai répondu à vos questions sur le plateau", a-t-il argumenté, critiquant en creux les méthodes de son prédécesseur.

FTVi / France 2

Vous êtes à nouveau en ligne