François Hollande : "Stéphane Richard restera à la tête d'Orange"

(Capture d'écran Autre)

François Hollande était l'invité de l'émission Capital sur M6 ce dimanche. Le président de la République a notamment parlé d'un geste en faveur des plus-values immobilières et a confirmé que l'âge légal de départ à la retraire ne "bougera pas". Interrogé sur la mise en examen de Stéphane Richard, le chef de l'Etat a affirmé que l'Etat le soutiendrait pour qu'il reste à son poste.

Tout au long de la soirée, François Hollande était en direct sur M6. Le président de la République a participé à l'émission Capital. Une opération de communication pour parler de la crise économique. Il a également fait une déclaration sur la mise en examen de Stéphane Richard, le PDG d'Orange, et sur l'échec du PS lors de l'élection législative partielle du Lot-et-Garonne.

L'Etat votera le maintien de Richard à Orange

La question de savoir si Stéphane Richard peut rester à la tête d'Orange se pose depuis sa mise en examen. Lundi, le Conseil d'administration d'Orange se réunit pour examiner la situation. François Hollande a annoncé ce dimanche que les représentants de l'Etat de ce Conseil voteront pour le maintien du PDG. 

"Tant que Stéphane Richard peut être dirigeant de cette entreprise sans qu'il y ait de conséquences de la procédure judiciaire, il restera ", a affirmé le président de la République, expliquant ne pas vouloir déstabiliser Orange et ses "170.000 salariés ".

L'échec du PS dans le Lot-et-Garonne

François Hollande a également été interrogé sur la défaite du candidat PS, ce dimanche, lors de l'élection législative partielle du Lot-et-Garonne. Une élection qui fait suite à la démission de Jérôme Cahuzac. Le candidat socialiste Bernard Barral est arrivé troisième, derrière le candidat FN et le candidat UMP. 

Sans appeler au front républicain pour le second tour, le président de la République a rappelé la "position " qu'il "avait toujours défendu ", à savoir, "écarter l'extrême droite ". La réponse, selon lui, pour éviter que les extrêmes ne soient élus, dans un contexte de "scandale ", c'est "l'exemplarité, la transparence et la justice ".

Logement

L'objectif que le gouvernement a toujours affiché était la construction de 500.000 logements par an. Le chef de l'Etat a avoué dimanche soir que l'Etat "n'arriverait pas à cet objectif cette année, ce sera sans doute autour de 300.000 ".

Comment aller plus vite ? François Hollande a rappelé les propositions de la loi Duflot sur le logement. "Pour construire, il faut des terrains. Nous allons donc céder certains terrains publics aux bailleurs ". L'Etat estime qu'il y a 1.000 terrains qui peuvent être céder en France. "Quant aux terrains privés ", explique le chef de l'Etat, les nouvelles mesures vont faire en sorte que plus un propriétaire "garde un terrain ", plus cela sera "pénalisant ".

François Hollande a également indiqué qu'une modification de la taxation des plus-values immobilières serait inscrite "dans la loi de finances de 2014 ", expliquant, "on n'aura plus besoin d'attendre 30 ans pour être exonéré d'impôts mais 22 ans. On prévoit aussi un abattement exceptionnel pour 2014 ".

Chômage

Le chômage ne cesse d'augmenter en France. Et la hausse va continuer cette année, et en 2014 selon les prévisions. Mais au contraire, François Hollande réaffirme que cela va s'arranger et que le courbe du chômage va s'inverser.

"C'est la croissance qu'il faut promouvoir" (François Hollande)

"Mon objectif c'est de créer la croissance ", a répété le président de la République sur M6, qui explique que c'est la clé pour faire baisser le chômage. Et pour créer de la croissance, il faut, selon le président, des politiques spécifiques, notamment envers les jeunes. "Nous avons créé des emplois subventionnés pour les jeunes ", référence aux emplois d'avenir de Jean-Marc Ayrault, qui seront étendus aux "filières du secteur privé ", dans le domaine du tourisme et de l'aide à la personne.

"Si la courbe du chômage ne s'inverse pas, je serai le principal responsable mais je continuerai à mettre en place de nouvelles mesures" (François Hollande)

Faire des économies

Le chef de l'Etat a assuré que la France faisait des efforts en matière d'économies. "En 2014, nous dépenserons un milliard de moins qu'en 2013 et c'est historique, ça ne s'est jamais fait ". En 2013, François Hollande assure que le gouvernement fera 14 milliards d'économies sur les dépenses publiques.

Et pour garder encore plus d'argent, est-il envisageable de diminuer le nombre de fonctionnaires ? Pas question. "L'éducation, la justice, la sécurité sont des domaines sanctuarisés ".

"Ce ne sont pas les réformes qui prennent du temps mais les résultats de ces réformes" (François Hollande)

Le chef de l'Etat a également été interrogé sur les privatisations. Il a réaffirmé que la France envisageait de diminuer sa participation dans certaines entreprises pour réinvestir l'argent dans "des projets d'avenir ". Cependant, l'Etat ne cédera pas de titres de France Télécom-Orange ou GDF Suez, "pourquoi pour des entreprises comme (...) France Télécom ou GDF Suez, nous ne vendons pas? Parce que nous considérons que les cours ne sont pas suffisamment élevés ".

Enfin, le président de la République a lancé un avertissement aux évadés fiscaux. Il a prévenu les Français qui ont des comptes non déclarés à l'étranger qu'ils ne disposaient plus que de quelques mois pour régulariser leur situation avant le vote de la loi de lutte contre la fraude fiscale, "avant la fin de l'été ".

Retraites

Il est nécessaire pour François Hollande de faire une réforme des retraites, mais il affirme l'âge légal de départ à la retraite ne changera pas. "Nous vivons plus longtemps, notre durée de cotisation doit suivre ", a expliqué le président de la République, "et ça sera discuté avec les partenaires sociaux ".

"L'âge légal de la retraite ne bougera pas, c'est la durée de cotisation qu'il faut bouger" (François Hollande)

Le chef de l'Etat est par ailleurs resté prudent sur la réforme des régimes spéciaux. Il a estimé qu'il y avait "déjà eu un rapprochement " entre les retraites des secteurs public et privé. "Les régimes spéciaux, la réforme a déjà eu lieu ".

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