François Hollande est prêt à mettre en cause l'universalité des allocations familiales

Crêche pour la petite enfance
Crêche pour la petite enfance (AFP)

Dans un entretien au magazine Femme Actuelle, la représentante de François Hollande, Anne Hidalgo, affirme que le candidat socialiste veut "repartir plus justement" les allocations familiales. Tour d'horizon des réponses des candidats.

Dans un entretien au magazine Femme Actuelle, la représentante de François Hollande, Anne Hidalgo, affirme que le candidat socialiste veut "repartir plus justement" les allocations familiales. Tour d'horizon des réponses des candidats.

François Hollande est prêt à remettre en cause l'universalité des allocations familiales "pour les répartir plus justement". C'est ce que dit Anne Hidalgo, représentante du candidat socialiste et adjointe au maire de Paris dans un entretien à Femme Actuelle (en vidéo).

En clair, selon Mme Hidalgo, François Hollande serait favorable à la délivrance des allocations familiales sous condition de ressources. Actuellement, les allocations familiales sont distribuées aux familles à partir de deux enfants quelque soit le revenu de la famille.

"On garde l'universalité des allocations familiales, mais on les réparti plus justement. In fine, ce ne sont que 5% des ménages les plus aisés qui, sans doute, verront une diminution de leurs allocations pour que 95% en profitent", affirme Mme Hidalgo dans Femme actuelle.

L'hebdomadaire féminin a posé la même question aux représentants des autres candidats. Pas de surprise du côté de Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen ou François Bayou qui défendent l'universalité de ces allocations.

Seule, Dominique Voynet, au nom d'Eva Joly, la candidate écologiste à la présidentielle, adopte une position semblable à celle de François Hollande. "Qu'on revienne sur l'universalité des allocations familiales ne nous choque pas", affirme la maire de Montreuil (Seine-saint-Denis).

Christine Autain, au nom du Front de gauche et de Jean-Luc Mélenchon, se montre plus prudente en affirmant que "le lieu de la redistribution n'est pas la politique familiale".

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