François Hollande au "Monde" : "Je n'ai jamais pensé que le combat serait simple"

François Hollande en 2011
François Hollande en 2011 (PIERRE ANDRIEU / AFP)

"Je n'ai jamais pensé que le combat serait simple et facile, que l'alternance serait mécanique", affirme François Hollande dans un entretien au journal "Le Monde" publié jeudi. Tour d'horizon des réponses de François Hollande.

"Je n'ai jamais pensé que le combat serait simple et facile, que l'alternance serait mécanique", affirme François Hollande dans un entretien au journal "Le Monde" publié jeudi. Tour d'horizon des réponses de François Hollande.

Dans cet entretien au Monde publié jeudi, François Hollande définit l'enjeu de son programme : "Si les Français me confient la direction du pays, je demande à être jugé sur mes deux engagements : aurais-je amélioré la situation des jeunes en terme d'emploi et de réussite scolaire ?, aurais-je rendu mon pays plus juste ?

Principaux points abordés par François Hollande dans cette interview réalisée par Patrick Jarreau, David Revault d'Allonnes et Thomas Wieder:

-Son style :
'Je n'ai jamais pensé que le combat serait simple et facile, que l'alternance serait mécanique. Voilà pourquoi le premier tour est décisif pour convaincre ensuite une majorité de Français bien au-delà du Parti socialiste. Je préfère gagner une élection présidentielle avec un peu moins d'enthousiasme que de la perdre avec beaucoup plus de ferveur".

-Le quinquennat Sarkozy :
"Ce quinquennat n'a été qu'une suite de décisions contradictoires : des cadeaux fiscaux au plus favorisés en début de mandat, puis des prélèvements sur tous à la fin, l'austérité succédant à l'irresponsabilité budgétaire, MM. Kadhafi et Bachar Al-Assad reçus en grande pompe avant que l'on se convainque, à juste raison, qu'ils étaient des dictateurs massacrant leur peuple".

Le Front de gauche ? "A lui d'en décider"

-Quelle majorité ? :
Ceux qui m'auront soutenu au second tour "seront partie prenante de la majorité présidentielle. Et ils auront donc vocation à prendre leur part dans l'exercice de la responsabilité gouvernementale sur la base du projet que j'ai présenté aux Français". Et le Front de gauche ? "A lui d'en décider".

- Après les accusations d'Yves Bonnet faisant de Mohamed Merah un "indic" de la DCRI ? :
"Si nous n'étions pas en campagne, il y aurait déjà, au plan parlementaire, des demandes d'information. Après l'élection, des commissions d'enquête devront nécessairement se pencher sur toutes les questions Je m'engage, si je suis élu, à ce que toute la clarté soit faite sur les éventuelles failles. J'en tirerai toutes les conclusions".

-Les derniers développements de l'affaire Bettencourt :
"S'il était avéré que des fonds en liquide ont été versés à un parti dans le cadre d'une campagne électorale, celle de 2007, ce serait d'une gravité telle que le candidat concerné devrait forcément en rendre compte. Non seulement de telles pratiques sont totalement interdites, et seraient de nature à entacher l'élection elle-même, mais relèveraient d'une fraude fiscale de grande ampleur".