VIDEO. Présidentielle : regardez l'intégralité du discours de François Fillon place du Trocadéro

FRANCEINFO

Empêtré dans ses ennuis judiciaires et politiques, le candidat Les Républicains a prononcé, dimanche 5 mars, ce qui pourrait être son discours de la dernière chance, où il a notamment reconnu avoir fait "des erreurs".

François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, a affirmé dimanche 5 mars place du Trocadéro à Paris, qu'il avait fait son propre "examen de conscience" et qu'il revenait désormais à ceux de son "camp" - dont une partie le pousse vers la sortie à cause de ses ennuis judiciaires - de "faire le leur".

"Laisserez-vous les intérêts de factions et de carrière et les arrière-pensées de tous ordres l'emporter sur la grandeur et la cohérence d'un projet adopté par plus de quatre millions d'électeurs ? Vous laisserez-vous dicter par l'écume des choses ce choix décisif qu'une part de notre peuple a remis entre vos mains, le désir profond d'un renouveau, d'une fierté nationale enfin retrouvée ?" a-t-il demandé à ses pairs. Le candidat a néanmoins reconnu avoir fait "des erreurs" : "J'ai commis la première erreur en demandant à mon épouse de travailler pour moi parce qu'elle connaissait le terrain (...). Je n'aurais pas dû le faire. Et j'ai commis la seconde en hésitant sur la manière d'en parler aux Français."

"Ce choix est le vôtre"

"Je continuerai à dire à mes amis politiques que ce choix à la fois leur appartient et ne leur appartient pas", a ajouté François Fillon de façon sibylline, au terme de son discours d'une demi-heure, rejoint alors sur la tribune par son épouse Penelope agitant un drapeau tricolore. "Ce choix est le vôtre", a-t-il lancé aux militants présents, "celui de vos suffrages et, à travers eux, de vos espérances. Il sera, j'en suis sûr, celui de la France tout entière si nous sommes capables de nous rassembler dans un ultime effort." Contrairement à ces derniers jours, le candidat n'a jamais dit, pendant son discours au Trocadéro, qu'il irait "jusqu'au bout" et "ne renoncerait jamais".

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