Officiellement collègue de Penelope Fillon, une ex-assistante parlementaire réaffirme n'avoir jamais travaillé avec elle

Penelope et François Fillon assistent à un grand meeting, le 29 janvier 2017, à Paris. 
Penelope et François Fillon assistent à un grand meeting, le 29 janvier 2017, à Paris.  (FRANCOIS PAULETTO / CITIZENSIDE / AFP)

Mais cela "ne veut pas dire qu'elle ne travaillait pas" pour François Fillon, déclare Jeanne Robinson-Behre dans le "Courrier de l'Ouest". 

Depuis ses déclarations dans Le Canard enchaîné du 25 janvier, point de départ de l'affaire Fillon, elle avait refusé de s'exprimer. Jeanne Robinson-Behre, ancienne assistante parlementaire de Marc Joulaud, qui fut employeur de Penelope Fillon et suppléant de François Fillon, s'est livrée dans une interview au quotidien Le Courrier de l'Ouest, mercredi 8 février. Interrogée sur la personnalité de l'épouse du candidat des Républicains, elle y exprime son "respect" pour Penelope Fillon, mais affirme une nouvelle fois n'avoir "pas travaillé avec elle", en tout cas "pas directement". Ce qui "ne veut pas dire qu'elle ne travaillait pas" pour François Fillon, tempère Jeanne Robinson-Behre.

En juillet 2002, Marc Joulaud, maire de Sablé-sur-Sarthe, avait remplacé François Fillon, alors nommé au gouvernement, à son siège de député. Il avait employé Penelope Fillon comme assistante parlementaire, en même temps qu'Igor Mitrofanoff et Jeanne Robinson-Behre. 

"On ne faisait pas la même chose"

L'assistante parlementaire explique avoir côtoyé Penelope Fillon "sur des réceptions." "Quand j'emmenais des groupes à Paris, elle était là. Je la voyais mais, en même temps, vu mes fonctions, je n’avais pas à travailler avec elle non plus". Mais "dans les fonctions qui étaient les miennes, auprès de Marc Joulaud, on n'était pas en connexion. On ne faisait pas la même chose", détaille Jeanne Robinson-Behre.

"Auprès de François Fillon, quand il n'était pas là, moi je produisais plutôt des courriers ou des choses comme ça. Et vu la manière dont les choses étaient organisées, je n'avais pas à la croiser", a-t-elle ajouté.

L'actuelle maire adjointe d'Angers décrit "quelqu'un d'effacé mais charmant"  et "quelqu'un de très gentil, de très humain, très serviable""Je la croisais à Sablé et à Paris. (...) Elle venait surtout quand [François Fillon] n'était pas là", précise-t-elle encore. Jeanne Robinson-Behre avait été auditionnée le 1er février à Angers dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs visant l'épouse du candidat.