Affaires Fillon : il est "comme le plongeur qui est arrivé au fond et qui va rebondir"

Philippe Marini, maire Les Républicains de Compiègne (Oise), le 28 septembre 2014 à Paris.
Philippe Marini, maire Les Républicains de Compiègne (Oise), le 28 septembre 2014 à Paris. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Philippe Marini, maire Les Républicains de Compiègne (Oise), a encouragé, mardi sur franceinfo, François Fillon à poursuivre jusqu'à l'élection présidentielle alors qu'il accueillera, mercredi, un meeting du candidat dans sa ville.

Les députés Les Républicains ont exprimé leur "soutien unanime" à François Fillon dans la matinée du mardi 14 février. Cependant, une vingtaine de parlementaires expriment des réserves. Pour autant, Philippe Marini, maire LR de Compiègne dans l'Oise, a estimé, mardi sur franceinfo, que François Fillon doit continuer jusqu'au bout. L'ancien Premier ministre est "comme le plongeur qui est arrivé au fond et qui va rebondir", selon celui qui accueille, mercredi dans sa ville, un meeting du candidat de la droite à la présidentielle.

franceinfo : Certains députés LR, comme Georges Fenech, craignent une déroute à la présidentielle. Vous lui répondez quoi ?

Philippe Marini : Parmi les principales qualités demandées à un président de la République, il y a la volonté, la fermeté et la force de caractère. François Fillon en fait sacrément preuve ces jours-ci. À mon avis, il faut s'attacher à la pugnacité, à la force dans l'épreuve. Quand on regarde les derniers sondages, le rapport est très étroit entre François Fillon et Emmanuel Macron. François Fillon est comme le plongeur qui est arrivé au fond et qui va rebondir.

François Fillon, n'est-il pas obligé de faire la police au sein de son camp ?

Sur plus de 400 parlementaires, qu'il y en ait une vingtaine avec des états d'âme, ce n'est pas un régiment. Maintenant, selon moi, les élus locaux, départementaux, régionaux et nationaux, que je côtoie, sont dans une autre optique. C'est : 'Resserrons les rangs, nous avons un candidat'. Nous ne pouvons pas faire prendre le risque à nos électeurs de nous faire voler, par François Hollande et ses manigances, une victoire qu'ils appellent de leurs voeux.

Que vous disent vos électeurs sur le terrain ?

Je pense que nos électeurs nous approuveront si nous faisons notre devoir jusqu'au bout. Notre devoir est de faire appliquer la règle du jeu. Elle a été décidée démocratiquement au sein de la famille des Républicains. Elle a permis l'organisation des primaires. Notre devoir est de faire respecter ce choix et de permettre l'alternance.

"Sur plus de 400 parlementaires, qu'il y en ait une vingtaine avec des états d'âme, ce n'est pas un régiment", Philippe Marini
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