François Fillon exhorte l'opposition au "consensus" pour approuver l'instauration de la "règle d'or"

Le Premier ministre, François Fillon.
Le Premier ministre, François Fillon. (MIGUEL MEDINA / AFP)

François Fillon a de nouveau exhorté, jeudi, l'opposition à accepter l'instauration d'une "règle d'or", qualifiant l'endettement de "drogue des États" et estimant que "l'objectif zéro déficit" constitue "le meilleur programme électoral" pour 2012.

François Fillon a de nouveau exhorté, jeudi, l'opposition à accepter l'instauration d'une "règle d'or", qualifiant l'endettement de "drogue des États" et estimant que "l'objectif zéro déficit" constitue "le meilleur programme électoral" pour 2012.

Le premier ministre, François Fillon, qui assistait jeudi matin à un colloque sur le 10e anniversaire de la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) à l'Assemblée nationale, a une nouvelle fois regretté le refus de l'opposition de soutenir le projet de loi constitutionnelle sur la règle d'or. "Je veux dire sans autres formes de précaution que je regrette le refus de l'opposition de soutenir le projet", a déclaré M. Fillon.

François Fillon le 10 novembre 2011

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"Je pense que dans la crise profonde que traverse en particulier la zone euro, a déclaré le chef du gouvernement, ce serait un signe extrêmement fort de la volonté des forces politiques de notre pays d'atteindre l'objectif de déficit zéro qui constitue, de mon point de vue, le meilleur programme électoral." "Parce que c'est la meilleure façon de protéger les Français, de protéger notre mode de vie, de protéger d'une certaine façon le modèle social auquel nous sommes tellement attachés", a-t-il plaidé.

"Transcender les clivages poliques"

Les dirigeants de la zone euro, a rappelé M. Fillon, ont demandé fin octobre à tous ses pays membres d'adopter une règle d'or sur la limitation des déficits dès 2012 mais l'opposition socialiste refuse d'apporter ses voix à la majorité, ce qui rend aléatoire, voire impossible, son adoption par les parlementaires réunis en congrès à Versailles.

En effet, une majorité des 3/5e est nécessaire pour une modification de la Constitution. Cette majorité est devenue impossible avec le basculement du Sénat à gauche en septembre.

Concernant la LOLF, votée le 1er août 2001 et entrée définitivement en application en 2006, M. Fillon a salué ses apports, dont un contrôle renforcé du Parlement et l'instauration d'une "logique de performance et d'évaluation". "La France a su créer les conditions de la révolution copernicienne qui a été la LOLF. Elle devrait faire de même sur la règle d 'or ", a-t-il déclaré.

M. Fillon a rappelé le "consensus" entre la majorité et l'opposition, qui a permis selon lui en 2001 de bâtir cet outil. "L'esprit de la LOLF ne doit pas disparaître, nous devrions savoir transcender les clivages politiques", a-t-il conclu.

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