François Fillon a répété vendredi que les règles de fonctionnement des ministères seraient bientôt durcies

Le Premier ministre François Fillon (D) et le ministre du Travail Eric Woerth quittant l\'Elysée, le 23 juin 2010
Le Premier ministre François Fillon (D) et le ministre du Travail Eric Woerth quittant l'Elysée, le 23 juin 2010 (AFP - Bertrand Guay)

Cette confirmation s'inscrit dans un contexte inédit.Entre les frais de cigares de Christian Blanc, les soupçons de conflit d'intérêts visant Eric Woerth, le cumul emploi retraite de plusieurs ministres et les affaires des logements de Fadela Amara et Christian Estrosi, les révélations se succèdent à rythme sans précédent pour le gouvernement.

Cette confirmation s'inscrit dans un contexte inédit.

Entre les frais de cigares de Christian Blanc, les soupçons de conflit d'intérêts visant Eric Woerth, le cumul emploi retraite de plusieurs ministres et les affaires des logements de Fadela Amara et Christian Estrosi, les révélations se succèdent à rythme sans précédent pour le gouvernement.

"Un certain nombre d'erreurs, de défaillances, de manquements qui ont été révélés, souvent d'ailleurs par la presse dont c'est le rôle, montrent que nous devons progresser en termes d'exemplarité et de transparence", a déclaré le Premier ministre François Fillon lors d'une conférence de presse, précisant qu'il travaillait avec le chef de l'Etat à de nouvelles mesures qui seront dévoilées "dans les prochains jours".

"Les hommes politiques, et les ministres au premier rang, ont un devoir d'exemplarité et de transparence. (...) C'est le sens de l'Histoire, c'est ce qu'attendent nos concitoyens", a également souligné François Fillon.

Ces règles révisées concerneront "les conditions d'accès aux logements de fonction, les conditions dans lesquelles se passent les déplacements des membres du gouvernement, en France comme à l'étranger", ainsi que le nombre de collaborateurs par cabinet ministériel a indiqué M. Fillon.

Le chef du gouvernement a également déclaré que les nouvelles règles s'étendraient "à l'ensemble des responsables politiques, en particulier à tous les parlementaires et à tous ceux qui gèrent les grandes collectivités locales".

Promesses non tenues

François Fillon a reconnu que la limite de vingt collaborateurs par ministre qu'il avait édictée à son arrivée à Matignon, en 2007, avait "été bousculé(e) au fil du temps". "On va revenir à des règles plus strictes", a-t-il dit. Le chef de l'Etat et le Premier ministre, qui compte une quarantaine de collaborateurs, ne seraient pas concernés.

Par ailleurs et bien que plaidant depuis longtemps pour l'inscription dans une loi organique d'un nombre défini de ministères - autour d'une quinzaine -, de leur intitulé et de leurs compétences, le Premier ministre n'est pas passé à l'acte. Le gouvernement compte actuellement 18 ministres et 20 secrétaires d'Etat.

Les voeux pieux n'engageants que ceux qui les croient, M. Fillon a donc répété vendredi qu'une équipe resserrée de 15 ministres restait son "objectif idéal".