François Fillon a lancé sa campagne pour la présidence de l’UMP

Francois Fillon (C), Laurent Wauquiez et Valerie Pecresse en déplacement près d\'Orleans le 9 juillet
Francois Fillon (C), Laurent Wauquiez et Valerie Pecresse en déplacement près d'Orleans le 9 juillet (AFP PHOTO / ALAIN JOCARD)

François Fillon a entamé lundi 9 juillet sa campagne pour la présidence de l'UMP avec un long déplacement dans le Loiret. L'ancien Premier ministre veut soigner son image auprès des militants et montrer qu'il sait être à leur écoute.

François Fillon a entamé lundi 9 juillet sa campagne pour la présidence de l'UMP avec un long déplacement dans le Loiret. L'ancien Premier ministre veut soigner son image auprès des militants et montrer qu'il sait être à leur écoute.

François Fillon a lancé lundi dans le Loiret sa campagne pour la présidence de l'UMP, avec un objectif affiché : soigner son image auprès des militants pour montrer qu'il est aussi capable de prendre le temps d'être à l'écoute.

Il faut dire qu'en tant que chef du gouvernement, François Fillon a pu afficher une stature d'homme d'Etat, mais pas forcément celle d'homme de terrain. Lundi, il a rencontré des élus, puis une trentaine de militants à Orléans, pour enfin visiter une exploitation agricole, avant de se rendre à une réunion publique à Fleury-les-Aubrais.

Voir le reportage de nos confrères de France 3, Caroline Nenkof Le Junter et Guillaume le Goff.

"Les militants ne sont pas là que pour coller des affiches"

L'ancien Premier ministre a prévu de se rendre dans l'ensemble des fédérations départementales du parti avant le congrès de novembre et l'élection du président de l'UMP.

Un emploi du temps chargé. Pour autant, François Fillon "ne fait pas de visite éclair, il prend du temps pour écouter les adhérents de l'UMP, raconte Jérôme Chartier au Figaro, dans une citation reprise par Le Lab. Sa campagne lui ressemble : sereine, spontanée et naturelle."

Les mots comme l'"écoute", le "dialogue" ou "prendre le temps" sont revenus comme un leitmotiv dans la bouche de Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse, qui, avec Eric Ciotti, ont accompagné l'ancien Premier ministre.

"Les militants ne sont pas là que pour coller des affiches et faire la claque dans les meetings" mais "veulent retrouver de l'initiative, plutôt que d'avoir des instructions qui tombent d'en haut", a lancé Laurent Wauquiez.

Un avertissement, en quelque sorte, à Jean-François Copé, soupçonné d'utiliser le parti pour faire campagne.

"Mon rôle c'est d'aller écouter les militants"

Pour l'instant, seul François Fillon a officialisé sa candidature. Devant environ 200 militants, en fin de journée, le député de Paris a donc endossé le costume de candidat à la présidence de l'UMP.

Comme chef du gouvernement, "mon rôle c'était de prendre des décisions (...). Aujourd'hui, mon rôle c'est d'aller écouter les militants pour construire avec eux un projet d'alternance", a souligné François Fillon dans l'après-midi.

Mais dans la course à la présidence de l'UMP, le secrétaire général du parti, Jean-François Copé, n'est pas loin.

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