François Bayrou : "seul le produire en France" rendra l'emploi aux Français

François Bayrou, le 27 décembre 2011, sur un chantier d\'insertion à Rungis.
François Bayrou, le 27 décembre 2011, sur un chantier d'insertion à Rungis. (France 2)

Pour François Bayrou, en visite, mardi 27 décembre, sur un chantier d'insertion, à Rungis, "seul le produire en France" rendra "l'emploi et le pouvoir d'achat aux Français". Le candidat du MoDem a jugé "effrayante" la nouvelle hausse du chômage.

Pour François Bayrou, en visite, mardi 27 décembre, sur un chantier d'insertion, à Rungis, "seul le produire en France" rendra "l'emploi et le pouvoir d'achat aux Français". Le candidat du MoDem a jugé "effrayante" la nouvelle hausse du chômage.

Lors d'une visite au chantier d'insertion "Le Potager de Marianne", au coeur du marché de Rungis (Val-de-Marne), François Bayrou a jugé mardi les chiffres du chômage, à son plus haut niveau depuis 12 ans, "effrayants pour tout le monde".

"Une certitude s'impose : ça ne peut pas durer comme ça ! Il faut un changement stratégique pour la France, qui oblige toutes les forces du pays à placer en priorité l'objectif du produire en France", a déclaré le président du MoDem.

Le chômage a atteint le mois dernier son plus haut niveau depuis 12 ans, avec 29.900 personnes supplémentaires sans aucune activité inscrites à Pôle emploi, pour atteindre un total de 2,8 millions de personnes.

Pourquoi cela n'a-t-il pas été fait avant ?

Interrogé sur le sommet social convoqué le 18 janvier par Nicolas Sarkozy, M. Bayrou "doute un peu qu'au bout de dix ans, des réponses nouvelles soient trouvées par ceux qui ne les ont pas trouvées jusque là". "Franchement, convoquer un sommet de l'emploi quand (...) on approche de l'élection présidentielle, on se demande pourquoi cela n'a pas été fait avant... Les réponses ont l'air de réponses improvisées, de dernière minute", a-t-il jugé. C'est le débat présidentiel qui "va servir de sommet social".

"Les Français vont décider ce qu'ils veulent et ce qu'ils veulent, à mon avis, c'est un changement de politique profond, un changement de stratégie et un climat d'unité nationale absolument nécessaire. Un pays divisé ne peut pas affronter cette crise", a ajouté le député des Pyrénées-Atlantiques.

Le "troisième homme" de 2007 (18,57%) estime que, "dans une campagne présidentielle, il ne faut pas s'arrêter" et que "Noël est un temps qui invite à la solidarité". "Aujourd'hui, ce qui permet au pays de ne pas exploser et aux gens de passer le temps de la crise, ce sont les associations", a-t-il ajouté en visitant "Le Potager de Marianne".

M. Bayrou était accompagné de Dominique Versini, ex-secrétaire d'Etat à la Lutte contre la précarité, et Guillaume Bapst, directeur de l'Andes, le réseau des épiceries solidaires, créé en 2008.

Reportage France 2, JT de 13H00, le 27 décembre 2011

Voir la video

Vous êtes à nouveau en ligne